Georg Trakl : Chant d’un merle en cage / Gesang einer gefangenen Amsel

Sombre haleine parmi les rameaux verts.
Des fleurs bleues flottent autour du visage
De l’esseulé, du pas doré
Agonisant sous l’olivier.
Volettements d’aile ivre de la nuit.
L’humilité saigne en silence,
Rosée, gouttant lentement de l’épine en fleur.
La charité de bras radieux
Enlace un cœur qui se déchire.

***

Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. 
Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

***

Dunkler Odem im grünen Gezweig.
Blaue Blümchen umschweben das Antlitz
Des Einsamen, den goldnen Schritt
Ersterbend unter dem Ölbaum.
Aufflattert mit trunknem Flügel die Nacht.
So leise blutet Demut,
Tau, der langsam tropft vom blühenden Dorn.
Strahlender Arme Erbarmen
Umfängt ein brechendes Herz.

(in Sebastian im Traum)

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