Catulle : à Ipsitille (XXXII) / ad Ipsitillam

Douce Ipsitille, invite-moi,
Ma savoureuse au beau minois,
Chez toi quand j’aurai fait ma sieste.
Si tu veux bien : débrouille-toi
Pour que ta porte soit ouverte,
Et garde-toi bien de sortir :
Reste à demeure, apprête-toi
Neuf fois de suite à me subir.
Si c’est d’accord, parle illico :
Là, repu, couché sur le dos,
J’éventre chemise et tricot.

***

Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.
I
l est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

***

Amabo, mea dulcis Ipsitilla,
meae deliciae, mei lepores,
jube ad te veniam meridiatum.
Et si jusseris, illud adjuvato,
ne quis liminis obseret tabellam,
neu tibi lubeat foras abire,
sed domi maneas paresque nobis
novem continuas fututiones.
Verum si quid ages, statim jubeto:
nam pransus jaceo et satur supinus
pertundo tunicamque palliumque.

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