Georg Trakl : Déclin / Untergang

à Karl Borromaeus Heinrich

Par-dessus l’étang blanc
Sont passés migrant les oiseaux sauvages.
Le soir, souffle de nos étoiles un vent glacial.
Par-dessus nos tombes
S’incline le front brisé de la nuit.
Sous des chênes nous chaloupons dans une barque en argent.
Toujours carillonnent les murs blancs de la ville.
Sous arcades de ronces
Ô mon frère nous grimpons montreurs* aveugles vers les minuit.

Zeiger : littéralement ce qui montre ; sens multiples, en allemand, dont celui d’aiguille, et d’index.

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Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

an Karl Borromaeus Heinrich

Über den weißen Weiher
Sind die wilden Vögel fortgezogen.
Am Abend weht von unseren Sternen ein eisiger Wind.
Über unsere Gräber
Beugt sich die zerbrochene Stirne der Nacht.
Unter Eichen schaukeln wir auf einem silbernen Kahn.
Immer klingen die weißen Mauern der Stadt.
Unter Dornenbogen
O mein Bruder klimmen wir blinde Zeiger gegen Mitternacht.

(in Sebastian im Traum)

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