Hermann Hesse (1877 – 1962) : A l’heure d’aller dormir / Beim Schlafengehen

Le mien ardent besoin se doit,
Après l’épuisante journée,
D’accueillir, tel un enfant las,
En amie la nuit étoilée. 

Mains, délaissez ce que vous faites,
Oublie toute pensée, cervelle
Tous mes sens désormais souhaitent
De se plonger dans le sommeil.

Et l’âme ainsi qui se délivre
Va librement planer, voulant
Au cercle envoûtant des nuits vivre
Mille fois plus profondément.


Nun der Tag mich müd gemacht,
Soll mein sehnliches Verlangen
Freundlich die gestirnte Nacht
Wie ein müdes Kind empfangen.

Hände, lasst von allem Tun,
Stirn, vergiss du alles Denken,
Alle meine Sinne nun
Wollen sich in Schlummer senken.

Und die Seele, unbewacht,
Will in freien Flügen schweben,
Um im Zauberkreis der Nacht
Tief und tausendfach zu leben.

(Un des trois poèmes de Hesse mis en musique par Richard Strauss dans ses Vier letzte Lieder, ici par exemple dans l’interprétation de Renée Fleming et Claudio Abado).


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

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