L’éphémère (inédit)


Durée de l’éphémère : une journée, un soir
de réverbère à la mi-août, ils viennent
y boire un été fait d’une lumière d’ambre
comme les yeux des chats qui ont plus d’une vie
ou le flux de résine aux branches du poirier

où l’insecte s’englue sans penser à bijou
au cou de quelle femme en un siècle lointain
et qui prendra la pose en face d’un miroir
au tain légèrement piqué, dans une chambre
obscure aux volets clos sur une canicule.

(© LEM 4 août 2017)

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :