Nourrir une rivière en été (inédit)


… On lui donne ‒ elle a soif ‒ un nuage, une goutte
de rosée, c’est assez pour calmer sa pépie,
mais manger, c’est la barque avec les barbillons
qu’elle exige et la carpe en vieux cuir à mâcher :

lui occuper la bouche est un devoir antique
de riverains, l’été, c’est sinon la folie
du cheval qui se cabre et encense, emportant
la charrette et le foin sous l’orage attelé
au grand ciel électrique où vibrent les couleuvres.

(© LEM 8 août 2017)

 

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