Gottfried Benn (1886-1956) : Mère / Mutter

Qui est Gottfried Benn ?

Je te porte à mon front ainsi qu’une blessure
qui ne se ferme pas
ni ne fait toujours mal. Et le cœur
ne s’en épanche pas jusqu’à mourir.
Je suis juste parfois subitement aveugle, un goût
de sang dedans la bouche.


Ich trage dich wie eine Wunde
auf meiner Stirn, die sich nicht schließt.
Sie schmerzt nicht immer. Und es fließt
das Herz sich nicht draus tot.
Nur manchmal plotzlich bin ich blind und spüre
Blut im Munde.

(in Fleisch. Gesammelte Lyrik, 1917)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Une réponse

Répondre à marronbleu Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :