Caresser la rivière (inédit)


… Finalement, c’est un peu comme
une fourrure, sa surface,
de chatte
on la caresse, elle ronronne

et c’est à peine perceptible
aux paumes
mais le sang vibre et accompagne
en résonance l’eau qui tremble

‒ et que l’on tourne un peu le corps,
on sent aussi frémir la sève
dans l’arbre
avec au bout le cuivre souple
du gong.

(© LEM 9 août 2017)

 

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