Shakespeare Sonnet 18

Te parangonnerai-je à quelque jour d’été ?
Tu es bien plus aimable et bien mieux tempéré.
De rudes vents remuent les doux bourgeons de mai
Et le bail estival bien vite est terminé.

Quelquefois trop brûlant l’œil du ciel irradie
Et son teint de vermeil fréquemment se ternit.
Au fil de la beauté toute beauté fléchit,
Par le Sort, la Nature instable, défournie.

L’éternel été tien jamais ne cessera
Ni ne perdra l’avoir de beauté que tu as,
Ni le trépas menteur n’obombrera tes pas

Puisqu’en vers éternels toujours tu grandiras
Tant que l’homme aura souffle et tant que l’œil verra :
Tant que vivra ceci, par ceci tu vivras.

(Traduction : LEM © 2012)

 

Shall I compare thee to a summer’s day?
Thou art more lovely and more temperate.
Rough winds do shake the darling buds of May,
And summer’s lease hath all too short a date.

Sometime too hot the eye of heaven shines,
And often is his gold complexion dimm’d;
And every fair from fair some time declines,
By chance, or nature’s changing course, untrimm’d;

But thy eternal summer shall not fade
Nor lose possession of that fair thou owest;
Nor shall Death brag thou wand’rest in his shade,

When in eternal lines to time thou grows’t:
So long as men can breathe or eyes can see,
So long lives this, and this gives life to thee.

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