Martial (40-104 ap. J.-C.) : Actif /vs/ passif

Qui est Martial ?

Tu emproses, l’huis clos, Amillus, de grands gars,
Et veux être surpris t’employant à cela,
Par crainte d’affranchis, d’esclaves de ton père,
De clients cancanant à langue de vipère.
Qui prouve à des témoins qu’il n’est point l’enculé,
C’est souvent, Amillus, que sans témoins il l’est.

NB : Pour comprendre pleinement cette épigramme, il faut avoir à l’esprit les représentations sociales des Romains en matière de sexualité : si l’homosexuel passif (cinaedus) est méprisé, son partenaire actif (paedicator) ne l’est pas.

Reclusis foribus grandes percidis, Amille,
    et te deprendi, cum facis ista, cupis,
ne quid liberti narrent seruique paterni
    et niger obliqua garrulitate cliens.
Non pedicari se qui testatur, Amille, 
    illud saepe facit quod sine teste facit.

(in Epigrammaton liber VII, 62)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Friedrich Hölderlin (1770-1843) : Quelques vers de « D’un bleu délectable » / In lieblicher Bläue

Qui est Friedrich Hölderlin ?

Éclot d’un bleu délectable avec le
Toit métallique le clocher. Le
Ceint de ses ronds la chantante hirondelle, le
Ceint le plus touchant des bleus. Le soleil prend
De la hauteur et teint la tôle, en haut pourtant crie tranquille à la brise
La girouette. Quand alors sous la cloche quelqu’un descend
Ces marches, c’est une vie calme, car
Même de cette forme à l’extrême
Abstraite, on peut tirer, qui en ressort, figure
D’homme. Les fenêtres par où les cloches résonnent
Sont comme des portes donnant sur la beauté. […]

NB : J’essaie de transcrire, dans la traduction de ces quelques vers, les répétitions de sonorités dont me semble procéder la dynamique de ce poème (au moins dans son début) et qu’à ce compte il me paraît essentiel de conserver en français (sans évidemment pouvoir les reproduire telles quelles : mais en les transposant selon d’autres modalités). Les principales sont indiquées par un jeu de couleurs (dans les seuls cinq premiers vers, à titre d’exemple) dans le texte allemand ci-dessous.
On trouve bien sûr sur Internet (beaucoup) d’autres traductions (comme ici ou ) de ce poème (complet : ce qui n’est pas ici le cas, tant s’en faut), dont celle d’André du Bouchet (édition de la Pléiade), que le lecteur curieux pourra consulter. Pour qui lit l’anglais : celle de Glenn Wallis me semble aller dans le sens de la mienne.

In lieblicher Bläue blühet mit dem
Metallenen Dache der Kirchturm. Den
Umschwebet Geschrei von Schwalben, den
Umgiebt die rührendste Bläue. Die Sonne gehet hoch
Darüber und färbet das Blech, im Winde aber oben stille krähet
Die Fahne. Wenn einer unter der Gloke dann herabgeht,
Jene Treppen, ein stilles Leben ist es, weil,
Wenn abgesondert so sehr
Die Gestalt ist, die Bildsamkeit herauskommt dann
Des Menschen. Die Fenster, daraus die Gloken tönen,
Sind wie Thore an Schönheit.[…]


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Zbigniew Herbert (1924-1998) : Les mains de mes aïeux / Ręce moich przodków

Qui est Zbigniew Herbert ?

Les mains de mes aïeux sans répit me travaillent
les mains menues ossues rompues à mener la monture
à manier coutelas sabre épée

Le coup mortel ô que le calme en est sublime

Les mains de mes aïeux que veulent-elles dire
les mains couleur d’olive issues de l’au-delà
assurément je ne dois pas me rendre
et elles me travaillent ainsi que le pâton
qui deviendra pain sombre

Et ce qui va plus loin que mon imaginaire
elles m’ont rudement mis en selle
et m’ont posé les pieds dessus les étriers

NB : Je ne connais pas le polonais. J’ai eu recours, pour cette traduction, à celle en allemand tirée de Zbigniew Herbert Gesammelte Gedichte publiée par Ryszard Krynicki aux éditions Suhrkamp (Berlin, 2016) ainsi qu’au traducteur automatique de Google.

Bez ustanku pracują we mnie ręce moich przodków
wąskie silne kościste
ręce nawykłe do prowadzenia wierzchowca
władania mieczem szablą szpadą

O jaki wzniosły jest spokój śmiertelnego ciosu

Co chcą powiedzieć ręce moich przodków
oliwkowe ręce z zaświatów
pewnie bym się nie poddał
więc pracują we mnie jak w cieście
z którego ma być ciemny chleb

A co już przekracza moją wyobraźnię
wsadzają mnie szorstko na siodło
a stopy w strzemiona


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Thomas Bernhard (1931-1989) : Avec ce ciel déchiré dans la bouche / Diesen aufgerissenen Himmel im Mund

Qui est Thomas Bernhard ?

Avec ce ciel déchiré dans la bouche
maint se meurt en pensant à un jour
achevé sur tables vertes
et en assiettes froides
de jambon rose
par un soupir.

Cependant leur amour est perdu
comme le vent s’enroulant autour
du pied d’arbres pourris
dans le blanc de la neige du nord.

Leur amour est perdu
dans des forêts obscures
vieillissant dans les pleurs de chevreuils égarés
de nuage en nuage.


Diesen aufgerissenen Himmel im Mund
sterben viele und denken an einen Tag
der auf grünen Tischen
und in kalten Tellern
rosigen Schinkens endete
mit einem Seufzer.

Doch ihre Liebe ist verloren
wie der Wind der die Füße
morscher Bäume
in das Weiß des Nordschnees wickelt.

Ihre Liebe ist verloren
in finsteren Wäldern
die im Schluchzen verirrter Rehe altern
von Wolke zu Wolke.

(in Hora mortis [1958])


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Thomas Bernhard (1931-1989) : Mes parages / Mein Weltenstück

Qui est Thomas Bernhard ?

Même œil jeté, des mille fois,
Par la fenêtre, à mes parages.
Pâle verdure d’un pommier
Avec ses mille et mille fleurs
Et qui se penche sur le ciel…
Une nuée au loin s’étire,
L’après-midi, les cris d’enfants,
N’est-il, le monde, rien qu’enfance ? :
Une auto roule, un vieux attend
Debout que passe sa journée.
Dessus le toit, notre fumée
Flotte légère et suit les nues…
Un oiseau chante, et deux puis trois,
Le papillon passe, véloce.
Les poules mangent, les coqs crient,
Nombre, il est vrai, d’étrangers passent
Sous le soleil, bon an, mal an,
Devant notre vieille maison.
Au fil clapote la lessive,
Un homme rêve de bonheur.
Un autre pleure dans la cave :
Le pauvre ne peut plus chanter…
C’est la journée, ou à peu près,
Et tout coup neuf de cloche entraîne
Même œil jeté, des mille fois,
Par la fenêtre, à mes parages…


Vieltausendmal derselbe Blick
Durchs Fenster in mein Weltenstück
Ein Apfelbaum im blassen Grün
Und drüber tausendfaches Blühn,
So an den Himmel angelehnt,
Ein Wolkenband, weit ausgedehnt …
Der Kinder Nachmittagsgeschrei,
Als ob die Welt nur Kindheit sei;
Ein Wagen fährt, ein Alter steht
Und wartet bis sein Tag vergeht,
Leicht aus dem Schornstein auf dem Dach
Schwebt unser Rauch den Wolken nach …
Ein Vogel singt, und zwei und drei,
Der Schmetterling fliegt rasch vorbei,
Die Hühner fressen, Hähne krähn,
Ja lauter fremde Menschen gehn
Im Sonnenschein, jahrein, jahraus
Vorbei an unserem alten Haus.
Die Wäsche flattert auf dem Strick
Und drüber träumt ein Mensch vom Glück,
Im Keller weint ein armer Mann,
Weil er kein Lied mehr singen kann …
So ist es ungefähr bei Tag,
Und jeder neue Glockenschlag
Bringt tausendmal denselben Blick,
Durchs Fenster in mein Weltenstück …

(in Auf der Erde und in der Hölle [1957])


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Jean de Santeul (1630-1697) : La bulle de savon / Bulla (vers 49-64)


[…] Absorbé par le chaume à petite aperture,
informe tout d’abord, le liquide s’y moule,
attendant qu’on y souffle une haleine féconde.
Coule, coule ce souffle, enfant : bulle poussée
dans le tube imbibé (l’eau se meut sous l’haleine)
fais-la naître, réglant ton expiration
pour préserver ton œuvre – et pousse avec mesure :
dans l’orbe de la bulle un air ténu pénètre
peu à peu, distendant la bulle qui l’enferme
et qui prend en son croît d’innombrables couleurs
qu’en sa volte elle perd et recouvre à nouveau
pour toujours être neuve ; et mue en sa poussée,
elle change sans cesse, est tantôt rouge feu,
affichant sous ses eaux de doux feux sans vigueur,
tantôt froide, augurant sa ruine future,
calquant en sa pâleur l’apparence du fer. […]


[…] Aspicis ut parco calamus bibit ore liquorem,
ut liquor informis primum, componitur intus,
exspectatque animam, et genitales postulat auras.
Hanc puer, hanc infunde animam, si Bulla madenti
trudatur tubulo (nam flatu ductilis humor)
nascentem foveas, e pectore prome modestos
pro tutela operis, flatus, et parcius urge :
nam tenuis ventus se Bullae infundit in orbem
paulatim, hinc clauso distenditur aere Bulla,
hinc capit innumeros magis ac magis aucta colores,
quos motu amittit, reparatque volubilis uno ;
nam nova sit semper, quotiesque agitata movetur,
mutatur toties, mox ignea tota rubescit,
et monstrat sub aquis blandos sine viribus ignes ;
frigida mox, casus veluti praesaga futuri
pallescit, ferrugineos imitata colores. […]

(in Joannis Baptistae Santolei Victorini […] opera poetica [Paris, 1695] pp. 67-68)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Jean de Santeul (1630-1697) : Contre les sonneurs de cloches


Vous qui d’horribles bruits nous fracassez l’oreille
Quand le bronze résonne, encordé longuement :
Ces cordes qu’en vos mains vous tenez fréquemment,
Passées à votre cou vous iraient à merveille !


Qui, sonitu horrendo nostras obtunditis aures,
__Pendula dum longis funibus aera sonant ; –
Hi vestro funes, manibus quos saepe tenetis,
__Aptati collo quam bene conveniant !

(in Joannis Baptistae Santolei Victorini […] opera poetica [Paris, 1695] p. 318)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Jean de Santeul (1630-1697) : La pompe du pont Notre-Dame


Il a existé à Paris, entre 1676 et 1853, un système de pompage installé sur le Pont-Neuf et destiné à alimenter en eau de Seine diverses fontaines de la capitale. Le poète néolatin Jean de Santeul est l’auteur de l’épigramme qui suit, gravée sur le frontispice de l’établissement. Pierre Corneille et d’autres poètes de l’poque en ont versifié des traductions assez libres (ou plus exactement des imitations), que j’indique à la suite de la mienne. Il n’est pas sans importance de préciser que Santeul se défend de s’être lui-même inspiré d’une épigramme sur le même sujet due au père jésuite François Vavasseur (1605-1681) – cette dernière, qui me semble moins bonne que celle de Santeul, est aussi donnée (avec sa traduction par mes soins) ci-dessous en appendice.


Sitôt que parvenant dedans la ville-reine,
La Seine en l’étreignant ralentit son courant ;
Éprise de l’endroit, s’arrêtant, ne sachant
Où couler, par la ville à plaisir se promène :
Et gorgeant de son flux remontant maints canaux,
Jouit d’être fontaine, étant fleuve tantôt.


Traduction de Pierre Corneille (1606-1684) :

Que le Dieu de la Seine a d’amour pour Paris !
Dès qu’il en peut baiser les rivages chéris,
De ses flots suspendus la descente plus douce
Laisse douter aux yeux s’il avance ou rebrousse.
Lui-même à son canal il dérobe ses eaux
Qu’il y fait rejaillir par de secrètes veines ;
Et le plaisir qu’il prend à voir des lieux si beaux,
De grand fleuve qu’il est le transforme en fontaines.


Traduction de Charles Du Périer (1622-1692)

___Éprise d’un lieu si charmant,
___Je coule bien plus lentement,
Je m’arrête partout, et mon onde incertaine
___Semble même oublier son cours :
Ainsi ces longs canaux, où je coule sans peine,
___Font qu’après mille détours,
De fleuve que j’étais, je me change en fontaine.


Traduction de François Charpentier (1620-1702)

Aussitôt que la Seine en sa course tranquille,
Joint les superbes murs de la royale ville,
Pour ces lieux fortunés elle brûle d’amour :
Elle arrête ses flots, elle avance avec peine,
Et par mille canaux se transforme en fontaine,
Pour ne sortir jamais d’un si charmant séjour.


Sequana cùm primùm reginae allabitur urbi,
__Tardat praecipites ambitiosus aquas ;
Captus amore loci, cursum obliviscitus, anceps
__Quò fluat, et dulces nectit in urbe moras.
Hinc varios implens fluctu subeunte canales,
__Fons fieri gaudet, qui modò flumen erat.

(in Joannis Baptistae Santolei Victorini […] opera poetica [Paris, 1695] pp. 283-284)


Appendice :

Épigramme de François Vavasseur (1605-1681)

La Seine entrant naguère en la ville des rois,
Baignait d’eaux empressées les pompeux domiciles.
Heureuse en son méandre, éprise de l’endroit,
Elle ne demandait qu’à s’attarder en ville.
Et suivant longuement le plomb creux de tuyaux,
De fleuve elle se fit fontaine aux closes eaux.


Sequana nuper, ubi regalem ingressus in urbem,
__Magnificas avido lamberet amne domos
Circuitu gaudens, et captus amore locorum
__Quaerebat longas ducere in urbe moras.
Ergo cavum subiit per longa foramima plumbum;
__Flumen erat, clausis fons quoque factus aquis.


Ces traductions originales, dues à Lionel-Édouard Martin, relèvent du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de les diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Anonyme (Antiquité latine) : Cupidon amoureux / Cupido amans


« Mais quelle ardeur me pousse… ? Inédits, ces soupirs…
Un dieu a-t-il un arc plus puissant que le mien ?
Quel frère m’a conçu, me bernant, ma déesse
De mère ? Mes dards traits sur l’univers ont-ils
Par trop pressé le ciel, est-ce là la revanche
Du monde outragé ? – Non : je connais mes blessures,
C’est là mon feu, mon feu, qui n’épargne personne.
Je suis pris de furies et de feux ! – Cache-toi,
Jupiter, dans les cieux, toi, dans les flots, Neptune,
Au secret, toi Pluton, des tourments infernaux :
Je vais lever le faix qu’on m’impose et voler
Par la terre et le ciel, la mer tempétueuse,
Et par l’ombreux Chaos ; que les règnes bleus s’ouvrent !
Que cède à mon poison la farouche Bellone !
Peine aimable à chacun : stupeur des dieux ! » L’Amour
Cruel inspire, et cherche en son mal à piper…


Quis me fervor agit ? Nova sunt suspiria menti.
Anne aliquis deus est nostro vehementior arcu ?
Quem mihi germanum fato fraudante creavit
diva parens ? Satis an mea spicula fusa per orbem
vexavere polum laesusque in tempore mundus
invenit poenam ? Sed si mea vulnera novi,
hic meus est ignis : meus est, qui parcere nescit.
In furias ignesque trahor ! Licet orbe superno,
Juppiter, et salsis undis, Neptune, tegaris,
abdita poenarum te cingant Tartara, Pluton,
impositum rumpemus onus ! Volitabo per axem
mundigerum caelique plagas pontique procellas
umbriferumque Chaos ; pateant adamantina regna,
torva venenatis cedat Bellona flagellis
Poenam mundus amet : stupeat vis major ! Anhelat
in se saevus Amor fraudemque in vulnere quaerit !

(in Anthologia veterum latinorum epigrammatum et poëmatum)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Horace (65-8 av. J.-C.) : à Chloé (Odes, I 23)

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Tu m’évites, Chloé, à la façon du faon
qui sur les monts sans laies, en quête de sa mère
___craintive, s’épeure de vent
___et de présence forestière :

car que se déchevèle au retour du printemps
la mouvante ramure – ou qu’aille en la broussaille
___le lézard vert en l’agitant :
___sa jambe tremble et le cœur lui défaille. 

Je ne suis point tes pas, tel le tigre méchant
ou le lion gétule, à des fins de ravage :
___allons, renonce à ta maman,
___c’est temps pour toi du mariage.

On peut entendre ici une mise en voix contemporaine du poème, 
due au compositeur basque Josu Elberdin.

Vitas inuleo me similis, Chloe,
quaerenti pavidam montibus aviis
__matrem non sine vano
__aurarum et silvae metu.

Nam seu mobilibus veris inhorruit
adventus folliis, seu virides rubum
__dimovere lacertae,
__et corde et genibus tremit.

Atqui non ego te, tigris ut aspera
Gaetulusve leo, frangere persequor:
__tandem desine matrem
__tempestiva sequi viro.


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

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