Francesco Maria Molza (1489-1544) : Requête au soleil


Bon soleil prodiguant tes célestes rayons
À la terre enfantant ses richesses offertes,
Vois ces fruits alourdir, déjà, les branches vertes,
Portés par le tortis renflé des frondaisons.

Tant qu’Alexis le bel est loin de sa patrie,
Ils resteront pour lui pendus dans le verger.
Ne les fais pas souffrir des excès de l’été,
Ni tomber, rudoyés de froide intempérie.


Sol pater, aetherea cuius sub lampade foetus
__Concipit, et varias terra ministrat opes,
In virides cernis quae jam procumbere ramos
__Poma diu, et curvo stipite nixa geri.
Pulcher Alexis abest patriis dum longius oris,
__Illi pendebunt sepibus ista suis:
Tu face ne nimio tandem violentur ab aestu,
__Neu rapido ad terram frigore lapsa cadant.

(in Delle poesie volgari e latine di Francesco Maria Molza, tome I [1747] p. 250)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Francesco Maria Molza (1489-1544) : Prière votive à Diane


Délia que l’on chante à voix sèche en voyage
Pour alléger les longs chemins de leur ennui :
Fais au bel Alexis, Déesse, bon visage,
Au long de son trajet de retour au pays.

Protège du soleil sa coiffure jolie ;
De la poussière aussi, préserve sa beauté ;
Et au lieu de rosée : humecte d’ambroisie,
Bon guide, le chemin matinal emprunté.


Delia, quam sicco properans canit ore viator
__Et minuit longae taedia mille viae,
Dum patrias repetit sedes formosus Alexis,
__Aspires placido numine Diva precor,
Neve illi molles urantur sole capilli,
__Detrahat aut solitum pulvis et ipse decus,
Ambrosiae exudes tenui pro rore liquorem,
__Quo matutinum te duce carpat iter.

(in Delle poesie volgari e latine di Francesco Maria Molza, tome I [1747] p. 249)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Lorenzo Lippi (1442 [?]-1485) : Poissons, coquillages et crustacés


Les crabes

Les crabes, au printemps, changeant de carapace,
Dépouilles déposées, rajeunis, sont contents.

Vere novis renovant cancri sua tergora crustis
__Exuviis positis laeta juventa redit.


Ce que dit l’étoile de mer

Pareille à une étoile ardente de feu vif,
Je brûle de mon cuir grenu ce que je touche.

Sum similis stellae candenti fervidus igne:
__Uruntur callis omnia tacta meis.


Ce que dit le nautile

À me voir sur la mer, au sûr, tel un navire,
L’Ésonide apprit l’art de la marine à voile.

Per freta dum cautus deducor imagine navis,
__Aesonides didicit ducere vela ratis.


Le dauphin

La cithare et l’amour émeuvent les dauphins :
Les astres clairs du ciel stellaire en sont témoins.

Mulcetur cithara delphin, mulcetur amore:
__Testes stelligeri sidera clara poli.


Ce que dit la seiche

J’épands du noir de seiche en place de sang rouge,
On me mange, et mon « sang » coule sur le papier.

Atrum purpureo pro sanguine fundo liquorem.
__Devoror et nostro sanguine charta madet.


Ce que dit le grondin

Comme ma langue brille, on me surnomme « lampe » :
On me prendrait, de nuit, pour un vrai lampion.

Est lucerna mihi nomen, quod lingua refulget:
__Si noctu aspicias, lumina vera putes.


Le couteau (coquillage)

Le couteau fait briller la mer de radiances :
Il éclaire la table où il est déposé.

Dactilus illustrat radianti lumine pontum:
__Apponas mensae lumine mensa nitet.


Ce que dit l’oursin

Je suis sur tout le corps entouré de piquants,
Mais casse-t-on mon test, ma chair est succulente.

Spicula me volvunt totum defixa per orbem:
__Sed liquor infracto cortice gratus erit.


Ce que dit la grenouille

Tant que je n’ai ma forme, on m’appelle têtard,
Et quand je l’ai, je suis la grenouille jacasse.

Dum caro deformis poteras dixisse Gyrinum:
__Mox formata magis garrula rana vocor.


Le silure

Ce brigand de silure attaque toute bête,
Entraînant dans les eaux les chevaux qui s’y baignent.

Appetit omne animal grassator dente silurus:
__Et summa nantes per freta mergit equos.


Ce que dit le maquereau

On me croirait couleur de soufre, dans l’eau pure :
Je montre, hors de l’eau, mes écailles dorsales.

Sulphureus videor liquidis cum cernor in undis:
__Extra undam apparent squamea terga mihi.


Ce que dit l’éponge

J’ai, de nature, sens, et pouvoir de m’accroître
Car mangeant poissillons et petits coquillages.

Incrementa mihi et sensum natura paravit:
__Nam parvas conchas pisciculosque voro.

(in Pictorii sacra et satyrica epigrammata […] Laurentii Lippii Collensis, disticha, ad Laurentium Medicem Florentinum, […] [1518] pp. 60 et sq.)


Ces traductions originales, dues à Lionel-Édouard Martin, relèvent du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de les diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Benedetto Giovio (1471-1545) : Poissons du lac de Côme


NB : Certains des noms latins des poissons cités (trisius, persicus, aquo) n’appartiennent pas au latin classique et sont introuvables dans les dictionnaires. Je me suis fié, pour les traduire, au sens qu’en donne le professeur M. Monti dans son ouvrage : Ittiologia della provincia e diocesi di Como (Côme, 1846).
On pensera bien sûr aux poissons de la Moselle d’Ausone, mais aussi au petit bestiaire d’Alexandre Neckam (1157-1217).

Équation animale

L’onde argentée abrite autant de poissillons
Que les monts soleilleux hébergent d’oisillons.

Quot tibi pisciculos argentea Lympha creavit,
__Collibus apricis tot numerabilis aves.


La truite 1

S’appelait « Fario » jadis la grosse truite,
Pour toi, le lac de Côme en chouchoute d’énormes.

Majorem varium troctam dixere vetusti;
__Quam tibi praepinguem Larius ipse fovet.


La truite 2

Vivant seule en eau vive, on me dit « torrentine »,
Mais pourquoi sans raison m’appelle-t-on « truda » ?

Cur torrentinam? fluvidis quod solus in undis?
__Cur trudam nulla me ratione vocas?


La truite 3

M’appelant « truite », on a voulu dire « vorace »,
Le terme est bon, je suis vorace de poissons.

Qui troctam dixit; voluit signare voracem:
__Piscivorax apto nomine trocta vocor.


La tanche

‒ « Tanche », pourquoi ce nom ? ‒ Vois, sur mon dos, ces ta[n]ches ;
Et pour me fricasser : de l’ail, du lard, du poivre.

Tinca vocor: quare? maculosum respice tergum:
__Allia des lardum, dum coquor, atque piper.


La lotte

Qu’on me cuise la lotte en une huile bien chaude :
J’en prends laitance et foie, et vous laisse le reste.

Trisius ardenti mihi sit bene coctus olivo:
__Da jecur et lactes: caetera reddo tibi.


L’anguille

Moi, serpent ? Que nenni : je suis un gros poisson,
Réputé le meilleur, au gril, après la truite.

Me colubram fortasse putas: sum piscis obesus,
__Tostaque post troctam gloria prima feror.


La perche

Native du peu d’eau de l’Eupili : c’est moi
La perche qui de là gagne le lac de Côme.

Eupylis exigua sum Persicus ortus in unda:
__Meque peregrinum Larius inde tulit.


Le brochet

À l’aigu de mes dents n’échappe nulle proie :
Je suis « loup », comme on dit, mais j’ai le dos qui brille.

Non me praeda fugit quia dentibus armor acutis:
__Sum Lupus ut referunt: sed mihi terga nitent.


L’alose

Le profond lac de Côme héberge mainte alose :
Ce poisson délicat ne vit point hors de l’eau.

Larius innumeros in gurgite pascit Aquones:
__Molle animal demptis vivere nescit aquis.

(in Carmina illustrium poetarum italorum, tome V [1720] pp. 422-3)


Ces traductions originales, dues à Lionel-Édouard Martin, relèvent du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de les diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Lorenzo Gambara (1495-1585) : Sept quatrains sur les fontaines des jardins Farnèse à Caprarola


Lorsque la Chèvre épand sur ces feuilles l’ondée,
Qu’aux jaspures d’Iris l’onde sert de miroir :
On sait d’où vient qu’au ciel Jupiter l’a placée
Comme astre de la pluie, et qu’il la fait pleuvoir.


« Je le cède, étrangère, aux eaux de Castalie,
L’emportant sur toute eau, quels qu’en soient les confins ;
Et puisse sur le marbre adornant les bassins,
L’emporter cet ouvrage où j’ai mon effigie. »


« Moi Thaumas qui jadis hantais la Tyrrhénée,
J’habite un antre aimable au sein de monts ombreux,
Et verse par ma bouche une onde douce, heureux
D’avoir délaissé flots et demeure salée. »


« À cette nouvelle eau, roches proches quittées,
Pour mon maître j’unis de Capène les vins,
Quand le vent court, privant de dîners aux jardins,
Ou quand tombent du ciel, noires, les giboulées. »


« Pénètre, voyageur, l’abri des bois feuillus,
Où l’ombre sur la source est doucement à l’œuvre.
Bois, dors en ces forêts : car il n’y a pas plus
Dans l’herbe de serpent que dans l’eau de couleuvre. »


« Reste au loin, voyageur, de ces eaux qui sont miennes,
Et si du sang salit tes mains : n’y touche pas.
Si mon onde se mêle à plaisir aux étrennes
De Bacchus, elle hait l’âpre vin des soldats. »


« Moi, Cimina, connue entre toutes les nymphes,
J’enfante des lis bleus que j’abreuve de lymphes.
Car mon maître les aime et porte à son blason
Des lis couleur d’azur en très vieil écusson. »


Cum folia hæc inter jaculatur Capra liquores,
Atque Irim vario lympha colore refert;
Non mirum, hanc caelo sidus pluviale locavit
Juppiter, & pluvias fundere posse dedit.


Quam nos Castalio fonti concedimus hospes,
Tam fontis cedit quælibet unda mihi.
Ars decorat structos si quos e marmore fontes,
Huic operi, & nostris cedat imaginibus.


Ipse ego Tyrrheni quondam maris incola Thaumas,
Nunc placida umbrosis collibus antra colo,
Et dulces lymphas effundere laetor ab ore,
Et freta, & æquoreas deseruisse domos.


Vicinas liqui rupes, ut fonte recenti
Miscerem domino vina Capena meo
Cum prohibent hortis vaga flamina ponere mensas,
Aut niger e cælo cum cadit imber aquae.


Frondosis nemorum latebris succede viator,
Qua fontis latices non gravis umbra tẹgit.
Mox bibe, et his silvis somnum cape; nam, per herbam
Vipera non errat, nec latet anguis aqua.


Hos latices ne accede meos, nec tange viator,
Sanguine foedata est si tua dextra manus.
Nostrae etenim lymphae Bacchi gratissima miscent
Numera, non saevi pocula Martis amant.


Sum Cimina ante alias fama notissima nymphas
Caerula quae in lucem lilia sola rigo.
Namque amat hæc dominus, clypeoque insigne vetustum
Lilia caeruleo picta colore gerit.

(in Laurentii Gambarae Brixiani poemata [1559] pp. 38-39)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Francesco Franchini (1500-1559) : La Fontaine du pape Jules III


L’eau jaseuse, coulant des glaciaux sommets,
Et dont l’exquis babil court sur les roches creuses,
Mande en sa pureté les colombes neigeuses,
Et, cygne et rossignol, appelle vos caquets :
Belles Grâces, venez, et vous, les Nymphes tendres :
La Vierge, votre sœur, vous invite en ses antres.


Garrula quae manat gelidis e montibus unda,
Quaeque fluit blando per cava saxa sono:
Ad sese niveas invitat pura columbas,
Cygne tuos cantus et Philomela tuos:
Formosae Charites, dulcesque accedite Nymphae :
Ad sua vos virgo convocat antra soror.

(in Francisci Franchini Cosentini poetae elegantissimi Poemata. […] [1558] p. 215)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Giovanni Pietro Astemio (1505-1567) : La ferme, poète !


Mais vas-tu la fermer, lourdingue de poète ?
Ils sécrètent, tes vers, du râpeux, du bébête,
Et sont si discordants qu’il risque d’advenir
Qu’invoquant Anaïs, ils la feront s’enfuir.


Tacete, o nimium graves poetae,
tam durum strepitant et infacetum
vestri murmura carminis, periclum
ut sit ne fugiat vocata Nais.

(in Carmina)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Marcantonio Flaminio (1498-1550) : « Quand reverrai-je, hélas ! » / Ad agellum suum

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Forêt splendide, et vous, fontaines cristallines,
Et temples consacrés aux nymphes radieuses :
Que je me penserais heureux, béni des dieux,
Si je pouvais en votre sein vivre et mourir !
L’âpre nécessité qui me contraint pour l’heure
Veut que je me transporte en des pays lointains
Et que je brise ailleurs mon pauvre corps en peine.
Mais toi, Diane, toi, qui veilles sur ce mont,
Si j’ai souvent chanté, sur un doux air de flûte,
Ta louange et de fleurs couronné ton autel,
Fais-moi vite rentrer, déesse, en tes retraites.
‒ Mais que je rentre ou que les Parques s’y refusent,
Vivant, pensant à moi, je vous aurai en tête,
Forêt splendide, et vous, fontaines cristallines,
Et temples consacrés aux nymphes radieuses.


Formosa silva, vosque lucidi fontes,
Et candidarum templa sancta Nympharum,
Quam me beatum, quamque dis putem acceptum,
Si vivere, et mori in sinu queam vestro!
Nunc me necessitas acerba longinquas
Adire terras cogit, et peregrinis
Corpusculum laboribus fatigare.
At tu Diana, montis istius custos,
Si saepe dulci fistula tuas laudes
Cantavi, et aram floribus coronavi,
Da cito, dea, ad tuos redire secessus.
Sed seu redibo, seu negaverint Parcae,
Dum meminero mei, tui memor vivam,
Formosa silva, vosque lucidi fontes,
Et candidarum templa sancta Nympharum.

(In Marcii Antonii […] Flaminiorum Carmina, p. 23 [1831])


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.]

Marcantonio Flaminio (1498-1550) : L’arrivée de l’hiver / De adveпtu hiemis

paysage-dautomne-1884


Déjà revient le froid : l’été câlin
Bat en retraite, et les feuillages tombent  
Des arbres hauts ; le vent tempéré d’ouest,
Craignant fureurs et monstrueux courroux
Du vent du nord, s’efface, et l’accompagne,
Plaisir des champs, l’oiseau chanteur : je vais
Aussi quitter la douceur des campagnes,
Jusqu’à l’avril aux superbes coiffures,
Retour des souffles tièdes du zéphyr.
Adieu, vous mes délices, les jardins,
Adieu, fontaines d’eau clairette, adieu,
Fermette plus chère à mes yeux qu’altier
Palais royal. Je pars, mais laisse ici
Ce que j’ai de sensible et de pensées.


Jam bruma veniente praeterivit
Aestas mollior, et cadunt ab altis
Frondes arboribus: tepor Favonî
Immanes Boreae furentis iras
Formidans abit: illum agri voluptas
Canorae volucres sequuntur: ergo
Et nos dulcia rura deseramus,
Dum ver purpurea coma decorum
Reducat Zephyri tepentis auram.
Horti deliciae meae valete,
Fontes luciduli valete, salve
Mihi villula carior superbis
Regum liminibus. Recedo, sensum
Sed meum hic, animumque derelinquo.

(In Marcii Antonii […] Flaminiorum Carmina, p. 25 [1831])


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.]

Giovanni Matteo Toscano (ca. 1500-1580) : Ardeur communicative

Bergère nue couchée (Berhe Morisot, 1891)


Fleurs, suave beauté de cette heureuse terre,
Où mollement s’appuie son flanc de jeune fille
– Jeune fille, supplice agréable à mon cœur !
Vallées qui recueillez sa voix mélodieuse
Et gardez de ses pieds tendrelets les empreintes ;
Arbustes, dont Titan, qui mûrit les moissons,
Protège de ses coups ardents la ramée drue,
Troène où marjolaine odorante se mêle,
Forêt feuillue qu’errant malmène le soleil,
Cherchant en sa colère à la percer de traits ;
Doux rivage ; ruisseau aux ondes cristallines
Mouillant son beau visage et l’astre de ses yeux,
Et qui brille plus pur de leur claire lumière :
Ah, puissent en rival me toucher vos bonheurs !
Vous n’aurez bientôt plus ni pierre, ni colline
Qui n’apprenne à brûler des feux qui me consument.


Flores beatae, dulce telluris decus,
Quibus puella molle reclinat latus,
Puella cordis lene tormentum mei:
Vallis canoros illius captans sonos,
Servas tenelli quae pedis verstigia:
Arbusta, quorum dum coquit Titan sata,
Excludit ictus spissa fervidos coma,
Ligustra mista suaveolenti amaraco,
Comata silva, sol vagus quam verberans
Penetrare telis irritus tentat suis:
Suavis ora : rivule undis vitreis
Vultum nitentem, et astra tingens lucida,
Claraque eorum luce purius micans:
Ut ipse vestris aemulus tangar bonis !
Jam nulla vobis saxa, nulla erunt juga,
Ardere quae non ignibus discant meis.

(in Carmina illustrorum poetarum italorum tomus nonus [1722] p. 370 )


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


 

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