Introït (Sur un tableau d’Otto Dix : La Jeune fille et la mort)


L’arbre à la mort réserve bon accueil : tronc d’homme
folié d’os. Un squelette habite sous l’écorce
et porte à bout de branche un ciel crépu d’orages.
 

De terre en cime il est debout sous le feuillage
et quelle jeune fille y cueille son rictus
à l’écho d’un sourire ensouché dans son corps ?
Voici, la mort lui prend la main, l’entraîne opaque
vers l’aval de son âge, et rien ne germe en son
ventre ligneux, qu’une colonne de glycines
chevillée dans l’argile en grappes de vertèbres.
(Colmar, novembre 1996)
extrait de Avènement des ponts, éditions Tarabuste, 2012

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