Georg Trakl (1887-1914) : Hohenburg

Qui est Georg Trakl ?

Personne en la demeure. Automne dans les pièces :
Sonate clair de lune.
Et l’éveil à l’orée du bois crépusculaire.

Tu repenses toujours à l’homme à face blanche
Loin des cohues du temps ;
Ferveur des rameaux verts : s’incliner sur du rêve.

Croix et soir ;
Est étreint le sonnant par son astre aux bras pourpres
Qui monte à la fenêtre inhabitée.

Aussi le fugitif tremble-t-il dans le noir,
Paupières soulevées sans bruit vers cette chose humaine
Au loin : la voix d’argent du vent dans le couloir.


Es ist niemand im Haus. Herbst in Zimmern;
Mondeshelle Sonate
Und das Erwachen am Saum des dämmernden Walds.

Immer denkst du das weiße Antlitz des Menschen
Ferne dem Getümmel der Zeit;
Über ein Träumendes neigt sich gerne grünes Gezweig,

Kreuz und Abend;
Umfängt den Tönenden mit purpurnen Armen sein Stern,
Der zu unbewohnten Fenstern hinaufsteigt.

Also zittert im Dunkel der Fremdling,
Da er leise die Lider über ein Menschliches aufhebt,
Das ferne ist; die Silberstimme des Windes im Hausflur.

(in Sebastian im Traum)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

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