Teofilo Folengo (1491-1544) : Baldraque / de Baldracco

Baldraque n’a jamais que mangements en tête,
Et ne sait, quand il mange, avoir la panse pleine.
Il donne aimablement tout conseil de cuisine,
Sans cesse étudiant l’art de la bonne chère.
« Pour rôtir, ce dit-il, à la broche une oiselle,
On devra la farcir d’épices succulentes.
Tant qu’elle rôtira, tournera à la broche,
Qu’un marmiton l’arrose avec du lard fondu.
C’est ainsi qu’on procède en l’art de cuisiner,
Telle est la docte règle apprise en nos écoles. »

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Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Baldraccus numquam nisi de mangiamine pensat:
Cum mangiat, satiam nescit habere gulam.
Scit dare praeceptum galantiter omne coquinae,
Namque lecatoria semper in arte studet.
Sic ait: « In speto rostirier oca tenetur
Plenaque sint spetiis interiora bonis,
Quae dum arrostitur, quae dum gyratur atornum,
Non cesset lardi serva butare brodum.
Haec est materies atque ars et forma coquendi,
Haec venit a nostris regula docta scholis ».

(in Epigrammata [1520])

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