Nativité cinquante et quelques : articles et recensions

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Petit florilège :
Une certaine part du monde reste source d’émerveillement : il y a du franciscain en Lionel-Edouard Martin, qu’émeut ces petites choses qu’on ne voit plus, ce léger frissonnement de la nature, cette lointaine et ancestrale odeur de terre, de pain et de vin. L’espèce d’incursion médiévale qu’est Nativité cinquante et quelques en apporte une preuve nouvelle : des choses les plus simples on peut écrire la plus grande littérature. (Marc Villemain)


Un récit choral magistral . Martin happe son lectorat dès les premiers mots et distille une petite musique entêtante que l’on pressent très rapidement funeste . (Gildas)


Lionel Edouard Martin excelle à nous plonger dans cette féerie dont il garde assurément la nostalgie, son style à la syntaxe épurée, au vocabulaire ancré dans la terre est une pure merveille dont on ne se lasse pas. (Pierre-Vincent Guitard)


Un roman absolu et de droit divin. (Grégory Mion)


Une écriture floconneuse, qui s’agrippe, se colle sur vous, fondant lentement en myriade de phrases et de mots, cognant vos sens, vos perceptions. Des lexèmes qui vous chavirent, ébranlent vos émotions. Une histoire simpliste qui défile devant vos yeux, pénètrent vos pores, infuse en vous, lentement au rythme d’une errance fleurant le pain chaud, la France rurale, celle des croyances, de la souffrance issue du labeur et de la terre, houée, sillonnée à coup de herse. Lionel-Édouard Martin nous présente une crèche vivante,  une regardure de cette société des années cinquante, une galerie de personnages qui va du rebouteux au médecin de ville plus féru de Balzac que de médication. Un monde en bourrèlement, en évaporation, point par le modernisme, l’isolement et d’où émane un relent de Parque. Cette nativité captivante, surprenante, douloureuse, mortifère, nous plonge au cœur des empiriques, des gentilités en déréliction, que l’homme exhume en cas de désespoir, d’impuissance. (Yggdrasil)


Lionel-Edouard Martin a une écriture gourmande (les pages 45,46 font saliver), une prose bienheureuse, simple mais pas simpliste pour un sou, riche, colorée, sensible. Les racines le retiennent à ce pays. Il y a du Giono, du Fallet, du Chabrol dans cet homme. J’ai lu ce conte en dégustant chaque page, chaque mot jusqu’à une fin que je ne vous dévoilerai pas. Un très, très bon moment de lecture. (Zazy)


Voilà un livre rare et beau. Rare par son thème et sa langue. Beau par sa présentation. Une couverture bleu nuit étoilée et un arbre éclairé comme par la lune. Cet arbre ressemble aussi à des algues sous-marines. Ciel et profondeurs donc. […] J’ai beaucoup d’admiration pour ce texte. Pour la force d’imagination qu’il révèle. Pour son caractère suggestif et poétique. Pour son style surtout. Sensuel, inventif, souvent proche de l’expression orale. Avec des variations de rythmes. On entendrait presque un accent local. (Anna Potocka)


Un style pur, désossé, il n’y a pas de couenne, pas de gras. C’est une écriture magnifique, c’est superbe. (Lydie Zannini)


Dans Nativité cinquante et quelques, on se promène entre Dickens, Maupassant, Giono et Henri Pourrat. Et dans une nuit de Noël transfigurée. Tous les éléments sont réunis, de l’étoile du berger jusqu’à l’Enfant Jésus en passant par les Rois Mages, la Vierge, l’âne et le bœuf. Mais bien que reconnaissables, ses éléments sont métamorphosés, déplacés et bousculés pour composer une délicate et sombre crèche païenne. On sera également touché par un style de l’auteur que nous connaissions moins. Les longues séquences de L-E. Martin qui savent travailler et penser la langue qu’elles déploient sous nos yeux sont ici digérées en phrases brèves, assénées comme dans le souffle court d’un marcheur pressé qui avance dans la neige. (Fiolof)


C’est en décrivant les faits et gestes coutumiers, puis en esquissant ce qui transparaît des silences et de la vie intérieure de ceux auxquels il s’attache, que Lionel-Édouard Martin parvient à entrer au cœur d’une réalité qui allie simplicité et profondeur. Il le fait avec discrétion et empathie. Le temps d’un roman habité par des êtres qui ne se résignent jamais. (Jacques Josse)


Phrase simple et brillante, auréole jolie qui coiffe ce bon roman – mais on devrait plutôt postposer l’adjectif et écrire « roman bon »  –  car on ne peut se contenter, dans le cas de Nativité cinquante et quelques de réduire l’épithète à l’unique signification de « qui est bien fait ». « Bon » est ici à prendre dans toute sa belle ampleur : « bon » dont les synonymes sont « généreux » et « humain ». Tout gorgé de symboles, cet ouvrage est aussi la géniale dissection des miracles quotidiens ; un regard bienveillant à l’éclat nostalgique posé sur les petites choses et sur les petites gens. Savoureuse est la langue, pétrie avec justesse dans une tendre vigueur ; une langue qui ramène à la terre, qui croque les racines, qui possède la rondeur charnue de la châtaigne mais aussi le piquant de sa bogue. Un livre comme un voyage au bout d’une nuit noire et magnétique comme un aimant, nuit qui semble souveraine mais qui ne parviendra pas cependant à étouffer le triomphe d’une certaine forme de lumière. (Céline Righi)

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