Giovanni Pontano (1429-1503) : Malheurs d’amants / De qualitate amantum

Malheur : aimer sans voir jamais ce qu’on désire,
Plus grand malheur : aimer, voir, mais ne pas toucher,
Et comble de malheur : aimer, voir et toucher
Sans toucher comme on veut, et de cela souffrir.
– C’est un homme averti, qui parle, et malheureux.
Qui n’éprouve, au rebours, que des facilités
Est pour sûr un amant de la race des dieux.


Miser, qui amat, videtque quod cupit nunquam ;
magis miser, qui amat videtque, nec tangit ;
miserrimus, qui amat videtque tangitque,
nec tangit, ut vult, nec sibi gerit morem.
Expertus hanc sententiam miser dico.
At cui tot insunt commoda ac facultates,
diis is est profecto amans adaequandus.

(in Parthenopaeus sive Amorum libri duo (1455-58] I, 13)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


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