Giovanni Pontano (1429-1503) : Amour et colère / ad Cinnamam

Lorsque l’amour me pousse à médire de toi,
Je veux mourir si je n’en souffre, Cinnama :
J’en souffre, mais l’amour est tel, qui m’incinère,
Que je meurs si ne dis ce que veut la colère.

J’en suis vite puni : à peine ai-je parlé
Que tout à coup me vient une peine à pleurer,
Honteux d’avoir blessé de mots mon amie chère,
Et je sens, malheureux, fondre en pleurs ma colère.


Cum me cogit amor quicquam maledicere de te,
dispeream, si non, Cinnama, discrucior ;
discrucior, verum tanto succendor amore,
ut peream, si non, quae velit ira, loquor.

Poena tamen praesto est ; nam vix dum lingua locuta est,
cum mihi fit subito flebile cordolium,
paenitet et caram dictis laesisse puellam,
ac misero in lacrimas vertitur ira mihi.

(in Parthenopaeus sive Amores [1457], I, 21)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


D'autres textes de Pontano sur ce blog :

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :