Qui est Johann Wolfgang von Goethe ?

Ne le dis qu’aux sages d’esprit
— Prompt à moquer est le vulgaire :
Je veux au Vivant donner prix,
Épris de flamme mortifère.
Après l’ardeur des nuits d’ébats
Où tu pris et donnas la vie,
Un trouble étrange en toi s’abat
Quand brille calme la bougie.
Tu ne demeures plus enceint
Par l’occultante obscurité,
Et un désir, nouveau, t’étreint
D’œuvre de chair plus élevée.
Nulle distance ne t’obère,
Tu viens, tu voles, captivé,
Pour enfin, guignant la lumière,
Papillon, t’y brûler.
Et tant que tu n’as pas cela,
Ce : « Meurs et puis deviens »,
Tu n’es qu’un hôte sans éclat
Parmi ce monde éteint.
Sagt es niemand, nur den Weisen,
Weil die Menge gleich verhöhnet:
Das Lebend’ge will ich preisen,
Das nach Flammentod sich sehnet.In der Liebesnächte Kühlung,
Die dich zeugte, wo du zeugtest,
Überfällt dich fremde Fühlung,
Wenn die stille Kerze leuchtet.Nicht mehr bleibest du umfangen
In der Finsternis Beschattung,
Und dich reißet neu Verlangen
Auf zu höherer Begattung.Keine Ferne macht dich schwierig,
Kommst geflogen und gebannt,
Und zuletzt, des Lichts begierig,
Bist du Schmetterling verbrannt.Und so lang du das nicht hast,
Dieses: Stirb und Werde!
Bist du nur ein trüber Gast
Auf der dunklen Erde.(in West-östlichen Divan)
Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.