Francesco Maria Molza (1489 – 1544) : Un grillon en cadeau / gryllus

J’ai enfermé pour toi, Délie, dans ce roseau
Un grillon stridulant, garant de mon repos
– Car, lorsqu’à m’endormir ne parvenaient l’Auster
Ni la plainte de l’eau (même plus qu’argent pure),
Répétant le refrain qui lui est ordinaire,
Il a fait plus que vent, plus qu’onde, et leur murmure.
Bientôt, moissons finies, t’offrirai davantage :
De notre amour, c’est un chevreau qui sera gage.

____________________________________________________________
Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Argutum inclusi junco tibi, Delia, gryllum,
Cuius saepe mihi munere parta quies.
Nam mihi nec somnum veniens cum duceret Auster,
Argento vel quae purior unda gemit;
Hic veterem instaurans propius de more querelam
Plus venti, et lymphae murmure plus potuit.
Mox etiam majora feres, cum messe peracta
Capreolus nostri pignus amoris erit.

(in Carmina illustrium poetarum italorum [tome 6], 1747, p. 363)

D’autres poèmes de Giovanni Matteo Toscano sur ce blog :

%d blogueurs aiment cette page :