Catulle (84-54 av. J.-C.) : Rufus, tu pues (poème 69)

Songe d'une nuit d'été (Chagall, 1939)


Ne cherche pas, Rufus, pourquoi pas une femme
N’accepte de t’ouvrir le tendre de ses cuisses,
Ni pourquoi rien n’y fait, ni vêtement de luxe,
Ni plaisir d’un brillant translucide à souhait.
Il court à ton encontre un méchant bruit, qui veut
Qu’un bouc atroce habite au creux de tes aisselles,
De toutes craint. Comprends : c’est vraiment la sale
Bête, et nulle beauté n’irait coucher avec.
Donc : mets la peste à mort, qui leur meurtrit le nez,
Ou cesse de chercher pourquoi toutes te fuient.


Noli admirari, quare tibi femina nulla,
Rufe, velit tenerum supposuisse femur,
non si illam rarae labefactes munere vestis
aut perluciduli deliciis lapidis.
laedit te quaedam mala fabula, qua tibi fertur
valle sub alarum trux habitare caper.
hunc metuunt omnes, neque mirum: nam mala valde est
bestia, nec quicum bella puella cubet.
quare aut crudelem nasorum interfice pestem,
aut admirari desine cur fugiunt.


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

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