Henriette Hardenberg (1894-1993) : Jeune fille morte / Totes Mädchen

Qui est Henriette Hardenberg ?

Le mince est tout ce que je peux sentir,
Et minces sont tes mots qui heurtent mes contours.
Qu’était beau mon visage,
Désormais je m’élève au travers d’air limpide
Dans un rêve sans fin.

Allonge-moi, oui, sur mon lit,
L’herbe fraîche me porte légère,
Et les fleurs sont chaudes.
Chambre de jeune fille avec tant de parfums
Où encore le pas de mon ami appelle
Dont j’ai pris congé.


Ich kann nur dünn fühlen,
Und dünn stoßen deine Worte an meinen Rand.
Wie schön war mein Gesicht,
Nun steige ich durch helle Luft
In endlosen Traum.

Ja, lege du mich auf mein Bett,
Das frische Gras trägt mich leicht,
Und die Blumen sind warm.
Mädchenzimmer mit dem vielen Duft,
In dem noch Schritt meines Freundes ruft,
Von dem ich Abschied nahm.

(in Neigungen, 1988)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :