Goethe : Chant nocturne du voyageur II / Wandrers Nachtlied II



Règne sur toute crête
La paix,
À peine sur tout faîte
T’apparaît
Un zéphyr.
Les oiseaux dans le bois font silence.
Bientôt, patience !
La paix aussi va te venir.

Über allen Gipfeln
Ist Ruh,
In allen Wipfeln
Spürest du
Kaum einen Hauch;
Die Vögelein schweigen im Walde.
Warte nur, balde
Ruhest du auch.


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


Trois autres traductions contemporaines du même :

Sur toutes les cimes
La paix.
Au faîte des arbres
Tu saisiras
Un souffle à peine.
Au bois se taisent les oiseaux.
Attends ! Bientôt
Toi-même aussi
Reposeras.

Jean Tardieu

Au-dessus des monts
Tout repose,
Dans la cime des arbres,
À peine si tu sens
Un souffle chaud.
Les oiseaux se taisent dans les bois,
Attends un peu, bientôt
Toi aussi tu reposeras.

Guillevic

Sur toutes les cimes,
Plus rien ne bouge,
Aux sommets des arbres,
Tu perçois à peine
Un souffle d’air.
Dans la forêt les oiseaux se sont tus.
Attends, bientôt,
Tu reposeras à ton tour.

Jean-Pierre Lefebvre


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :