Ricardo Paseyro, 1925-2009 : La mort / La Muerte

En cet instant précis que la belle saison
revient et vêt le temps d’une lueur d’oubli,
ah, si jamais la mort s’avançait pas à pas
voilée d’un masque dans l’illusion de l’air !
Si délaissant les créatures étourdies
elle tournait avec lenteur vers moi ses yeux
adoucis par la grâce et profondément vides,
avec elle j’irais m’avançant pas à pas,
de tout mon être, évanoui dans les splendeurs,
comme celui qui se libère d’un trop plein.

***

Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.
Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

***

En este instante en que la primavera
vuelve y viste de luz de olvido el tiempo,
¡si llegara la muerte paso a paso
enmascarada en la ilusión del aire!
Si desde las criaturas distraídas
tornase lentamente a mí los ojos
suaves de gracia y hondos de vacío,
yo me fuera con ella paso a paso,
total, desvanecido en esplendores,
como quien se deshace de tan pleno.

(in Mortal amor de la batalla,1965)

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