Perse (34-62 ap. JC) : la lecture publique (Satires, I, 12-21)

Que faire ? J’ai la rate explosée de fous rires :
Prose ou vers, on se claquemure pour écrire
Ce toc où s’asphyxient les plus amples poumons.
Face au public, coiffé, portant nouveau veston
Et chevalière blanche ainsi qu’aux jours de fête,
On lit, juché bien haut, déliée la luette
D’un coup de gargarisme, et l’œil comme en orgasme.
Et là, sans retenue, la voix pleine de spasmes,
L’élite a le frisson si quelque vers s’arrime
À sa croupe fouillée du va-et-vient des rimes.

***

Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.
Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

***

Quid faciam? sed sum petulanti splene cachinno.
Scribimus inclusi, numeros ille, hic pede liber,
Grande aliquid, quod pulmo anime prælargus anhelet.
Scilicet hæc populo, pexusque, togaque recenti,
Et natalitia tandem cum sardonyche albus,
Sede leges celsa, liquido quum plasmate guttur
Mobile collueris, patranti fractus ocello.
Hic neque more probo videas, neque voce serena,
Ingentes trepidare Titos, quum carmina lumbum
Intrant, et tremulo scalpuntur ubi intima versu.

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