Giuseppe Sporeni (1490 – 1562) : La pêche / Malum persicum

Sous sa peau, de dehors, on croirait une pêche,
Mais mon cœur y languit, inflexible Lucie.
Je t’offre pêche et cœur ; faveur à double sens :
La pêche est fraîche, un feu me ronge et broie le cœur.

Telle est, hélas, ma croix : une ardeur sans mesure
M’atterre, et ta lubie se pique de froideur.
Quel agréable amour vivons-nous de la sorte !
– Toi fleuve aux eaux glacées, et moi feu du Vésuve !

***
Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. 
Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

***

Exteriore licet videas hoc cortice pomum,
Cor tamen intus hebet, Lucia dura, meum.
Accipe cor pomumque; duplex hoc insita vis est
Munere: pomum alget, cor premit ignis edax.
Sic ego discrucior miser, ut me cum vapor ingens
Obruit, algorem tu, malesana, feras.
Scilicet hoc gratos pacto exercemus amores,
Tu liquidus Tanais, Vesvius ignis ego.

(in Carmina)

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