Anonyme (Antiquité) : « étant toujours aimé l’on aimera toujours »

Belle Vénus, est-ce accomplir ton ministère
Que de ne point payer de retour un amant ?
Toute beauté périt, jeunesse est éphémère :

Rosée passée, la violette se déflore,
La rose est sans parfum ; et passé le printemps,
Le lis, toute candeur perdue, se décolore.

Exemples qu’il faut craindre ! – Aussi, paie de retour,
Qui aime – et ce : toujours : parce qu’il est constant
Qu’étant toujours aimé l’on aimera toujours.

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Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Dic, quid agis, formosa Venus, si nescis amanti
Ferre vicem ? perit omne decus, dum deperit aetas.

Marcent post rorem violae, rosa perdit odorem,
Lilia post vernum posito candore liquescunt.

Haec metuas exempla precor, et semper amanti
Redde vicem, quia semper amat, qui semper amatur.

(in Anthologia latina)

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