Horace : A Ligurinus (O crudelis adhuc et Veneris muneribus potens, in Odes, IV, 10)

Ô toi cruel jusqu’à ce jour, __que dote puissamment Vénus,
lorsqu’un encor lointain duvet__prendra de court ta suffisance,
que tes cheveux seront coupés__flottant pour l’heure à tes épaules
et que ton teint, pour l’heure plus__vermeil que fleur de rosier,
mettra, changeant, Ligurinus__face à un raboteux visage,
chaque fois que tu te verras,__dans le miroir, autre, malheur ! :
« Mes idées d’aujourd’hui, que n’eus-je__enfant les mêmes », diras-tu,
« ou que, avec ce présent cœur,__ne me reviennent des joues fraîches ! »


O crudelis adhuc et Veneris muneribus potens,
insperata tuae cum veniet pluma superbiae
et, quae nunc umeris involitant, deciderint comae,
nunc et qui color est puniceae flore prior rosae
mutatus Ligurinum in faciem verterit hispidam,
dices, heu, quotiens te speculo videris alterum:
« Quae mens est hodie, cur eadem non puero fuit,
vel cur his animis incolumes non redeunt genae! »


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

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