Marion Poschmann (née en 1969) : paysage artificiel 3 / künstliche Landschaften 3

Qui est Marion Poschmann ?


la malle arrière se refermant d’un coup
l’odeur en est restée dans l’air quelques secondes
comme une sorte de boîte cédant à la pression brusque
tenue par chacun pour le monde extérieur

quand on compare cela au cours minutieux des devises
et aux privations constantes des bénévoles
on se remet à employer des ronds de feutre
pour éviter que sur la table les verres ne tintent


als der Kofferraumdeckel zufiel
stand der Geruch noch zwei Sekunden in der Luft
wie eine Art Box, die schnell einem Druck nachgab
den jedermann für die Außenwelt hielt

wenn man das vergleicht mit der Akkuratesse von Wechselkursen
und den fortgesetzten Entbehrungen freiwilliger Helfer
beginnt man wieder Filzuntersetzer zu benutzen
damit die Gläser auf dem Tisch nicht klirren

(inédit)





Marion Poschmann (née en 1969) : Exercice du cerf / Hirschübung

Qui est Marion Poschmann ?


rayures mouvantes sur la départementale,
blanc flotté traversant les forêts, très
strictement délimité,
et nous suivions les bonds, les allongements
de cette ligne brisée, passées,
plats, pentes, sur les aires de repos des bancs
dormaient d’un sommeil absolu, bois
gonflé d’humidité, et les crêtes
brunes et courbes des montagnes fourrures blessées,
coupes sombres, chemins à bout, et nous
à toute allure, comme simulant le vent
parmi les branches à hauteur de poitrine,
empaumures empaquetées dans des vestes en coton,
terne élucubration (rêves de chute),
cinq-cors1, pointeur :
mais
nous sentions le savon
la violette et l’eau de bassin, devant nous
la terrible complétude de l’avenir

bientôt le gel aux sabots durs


über die Landstraße treibende Streifen,
durch Wälder geflößtes, sehr streng
bemessenes Weiß,
und wir folgten den Sprüngen, den Streckungen
dieser durchbrochenen Linie, Wildwechsel,
Glätte, Gefälle, an Rastplätzen lagen
bedingungslos schlafende Bänke, von Nässe
gequollenes Holz, und die braunen gebogenen
Rücken der Berge verwundete Fellflächen,
Kahlschlag, verendete Pfade, und wir
mit Karacho, wie Simulationen von Wind
zwischen brusthohen Zweigen,
Geweihen in Wattejacken verpackt,
mattes Hirngespinst (Fallträume),
Fünfender, Fingerzeig:
aber
wir rochen nach Seife
nach Veilchen und Teichwasser, vor uns
die furchtbare Vollständigkeit des Kommenden
bald harthufig der Frost

In Grund zu Schafen (Frankfurter Verlagsanstalt, 2004)



					

Marion Poschmann (née en 1969) : usage de l’hiver avec bougies chauffe-plats / winterliche Anwendung mit Teelichtern

Qui est Marion Poschmann ?


s’ensuit une tendresse, un cœur battant, presque
arrangement (petite flûte) :
du givre épars, du papier d’aluminium, la
brillance aux yeux
« comme peu à peu ces zones instables
se détachent de nous »

Imitations et camouflages, demi-halte
comme sur photocopie de neige (endroit
discret : ton unique verre de lunette
embué, j’ai pour la forme
continué d’avancer) et tous contacts
laissés de côté : vite encore
penchée sur toi

lieux de tremblote, cœur battant
plein de bougies chauffe-plats, bandages légers : je palpe
les chaussures, les taches de neige
s’ensuit une tendresse, quelques points de fuite
doucement déplacés, je me suis verni les bouts de doigts
comme s’ils résistaient à l’hiver


eine Zartheit befolgt, ein Herzklopfen, beinah
Anordnung (Flageolett):
ein versprengter Frost, ein Stanniol, das
Aufblitzen in den Augen
„wie sich diese unsteten Gegenden nach und nach
lossagen von uns“

Imitate und Tarnungen, halber Aufenthalt
wie auf fotokopiertem Schnee (die geheimen
Verstecke: dein einzeln beschlagenes
Brillenglas, ich bin anstandshalber
bald wieder gegangen) und alle Berührungen
fallengelassen: noch rasch
an dich angelehnt

flackernde Orte, ein Herzklopfen
voller Teelichter, leichte Bandagen: ich taste
die Schuhe, die Schneeränder ab
eine Zartheit befolgt, ein paar Fluchtpunkte
sachte verschoben, ich habe die Fingerspitzen lackiert
als wären sie winterfest

in Verschlossene Kammern (zu Flampen! Verlag, 2002)



					

Marion Poschmann (née en 1969) : Pièce magnétisée / magnetisiertes Zimmer

Qui est Marion Poschmann ?


tu as compté les cernes de croissance
dans le métal des boîtes de fruits,
chaque couvercle rotative inertie
tel un ventilateur qui vibre –

cet endroit désormais semble plus clandestin depuis
que tu t’y trouves comme s’il était enfin rendu
à la tranquillité, tempête (toutes pièces
plongées dans la lumière, tout
surchauffé d’angoisse) :

je te regarde à ta seconde
tentative d’ouvrir une boîte,
amadouant, malhabile ou
comme si tu attendais un
changement d’atmosphère, que tu avais
déplacé sans bruit tes mouvements ciblés

nous nous ressemblons lorsque parfois
un bâillement en déclenche un autre –
puis de nouveau des corps
hermétiques intacts, une aire ici de jeux faite de fer-blanc,
remplie de déconvenues


du hast die metallischen Jahresringe
der Obstkonserven gezählt,
jede Oberseite rotierender Stillstand
wie flimmernde Ventilatoren –

dieser Ort scheint verborgener jetzt, seit
du hier bist, als sei endlich Ruhe
eingekehrt, Sturm (alle Zimmer
ins Licht getaucht, alles
aus Angst überheizt):

ich beobachte dich, deinen zweiten
Versuch eine Dose zu öffnen,
beschwichtigend, ungeschickt, oder
als wartetest du, daß die
Stimmung sich ändert, als hättest du
deine gezielten Bewegungen leise verlegt

wir ähneln einander wenn manchmal
ein Gähnen ein anderes auslöst –
dann wieder die Unversehrtheit
verschlossener Körper, ein Blechspielplatz hier,
voller unverrichteter Dinge

in Grund zu Schafen (Frankfurter Verlagsanstalt, 2004)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Marion Poschmann (née en 1969) : Bâtard / Bastard

Qui est Marion Poschmann ?


Terrains marécageux. Quelqu’un étend des semelles de feutre
sur le fil sur son balcon vitré. De la laine s’égoutte.
Du linge fane au vent. Quelqu’un coupe du lilas couleur lilas
dans le parc municipal et l’emporte au bus. Jeu utopique.
Les habits du logos sont jetés et les sièges des bus ont désormais
un excellent capitonnage.

Modèles logistiques, tissus tsaristes, monde en dés.
Bille. Bloc. Deux hommes font des grillades en bordure de parking,
la poste vend de la soupe en sachet, des graines de légumes, tout cela
est vrai. Mesures de confiance : les jardins sont
entourés de cordelette. Le Café Marzipan
n’existe plus.

Sable. Brique. Ville nivelée. Grilles peintes en rose
et couleur lilas, rayons métalliques de ce soleil d’est
qui persiste à se lever. Paysage, ô panorama de langage
du logos créateur. Paysage, deux moitiés, devant, derrière.
Comment l’espace cède et attire les choses : forêt permanente. Espaces ouverts.
Avant et maintenant.


Sumpfländereien. Jemand hängt filzene Einlegesohlen
in seinem verglasten Balkon an die Leine. Wolle tropft.
Wäsche verblüht im Wind. Jemand bricht fliederfarbenen Flieder
im Stadtpark und trägt ihn zum Bus. Ein utopisches Spiel.
Die Gewänder des Logos sind abgeworfen, und Buspolster jetzt
am besten gekleidet.

Logistische Muster, zaristische Stoffe, gewürfelte Welt.
Klotz. Block. Zwei Männer grillen am Parkplatzrand,
die Post verkauft Tütensuppen, Gemüsesamen, das alles
ist wahr. Vertrauensbildende Maßnahmen: Vorgärten werden
mit Bindfaden eingefaßt. Das Café Marzipan
gibt es nicht mehr.

Sand. Backstein. Eingeebnete Stadt. Rosa und fliederfarben
gestrichene Gittertore, Metallstrahlen jener Sonne des Ostens,
die immerzu aufgeht. Landschaft, o Sprachpanorama
des Logos creator. Landschaft, halbierte, in Vorder- und Rückseite.
Wie der Raum nachgibt und Dinge hervorlockt: Dauerwald. Freiflächen.
Vormals und jetzt.


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


Kathrin Bach (née en 1988) : Ruisselets / Rinnsale

Qui est Kathrin Bach ?


Traduction :

La décision de regarder à droite ou à gauche
opter pour cygnes ou maisonnettes maisons terrains inoccupés
un lac et quel pourcentage de ce lac
voir passer dans sa tête les images la moitié de ta tête
opter pour mur ou fenêtre pour rideaux ouverts ou tirés
le train qui localement partage le paysage les champs
se tenir sur la gauche près de toi
opter pour ta main gauche
un demi-paquet de farine qui se répand dans ma main
se penser entrant dans ce lit dans ta tête
parler avec la moitié de ta langue son roulis
la moitié de ta tête ta jambe unique ton bras
une ligne qui commence à s’incurver
opter pour rivière pour une partie de la rivière
pour une calme étendue que je contemple de tous côtés
tes deux moitiés sous la couverture
et le point où elles mènent ensemble.

Transposition¹ :

Choisir : à droite à gauche où porter le regard
faire choix de jars ou maisonnettes maisons terres vagues
un lac et quelle proportion de ce lac
voir passer dans sa tête les images la moitié de ta tête
faire choix de mur ou de fenêtre ouvrir ou faire écran
le train qui localement tranche le paysage les champs
se tenir sur la gauche près de toi
faire choix de ta main gauche
la moitié d’un paquet de farine me coulant sur la main
s’imaginer entrant dans ce lit dans ta tête
parler à la moitié de ta langue son roulis
la moitié de ta tête ta jambe unique ton bras
une ligne qui se met à s’incurver
faire choix de fleuve d’une partie de fleuve
d’une plaine placide que je contemple de toutes parts
tes deux moitiés sous la couverture
et leur point d’assemblage

¹ : J’appelle transposition une traduction visant à conserver  les procédés créatifs tels que les effets de rythmes et de sonorités sous-tendant le poème, quitte à prendre un peu sur le sens originel de ce dernier. 

Die Entscheidung nach rechts oder links zu schauen
sich für Schwäne entscheiden oder Häuschen Häuser Leerstand
ein See und wie viel Prozent von diesem See
die Bilder im Kopf vorbeiziehen sehen dein halber Kopf
sich für Wand entscheiden oder Fenster für Gardine auf oder zu
der Zug der die Landschaft teilt die Äcker von hier aus
sich links neben dich stellen
sich für deine linke Hand entscheiden
ein halbes Paket Mehl das sich in meiner Hand löst
sich in dieses Bett denken in deinen Kopf
mit deiner halben Zunge sprechen ihr Schlingern
dein halber Kopf dein eines Bein dein Arm
eine Linie die sich zu krümmen beginnt
sich für Fluss entscheiden für ein Stück von dem Fluss
für eine still gelegte Fläche die ich von allen Seiten betrachte
deine zwei Hälften unter der Decke
und der Punkt an dem sie zusammenführen


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


 

Kathrin Bach (née en 1988) : Dolny

Qui est Kathrin Bach ?


c’est de toi que proviennent les bruits que j’entends
tu te grattes le ventre tu tousses courtement
tu déplaces du milieu de la pièce dehors le hamac
tu te verses un verre d’eau tu bois

tu décales un peu la chaise vers la gauche
tu te racles la gorge vas dans la salle de bains
dis un mot un deuxième, ris

les bruits me guident à travers la bâtisse comme à travers une ville
tu me montres l’eau, le lit, les quelques marches

et quand la maison craque toutes les deux trois heures
au rythme conjoint des pommes qui tombent
c’est aussitôt vers toi que je regarde


die Geräusche die ich höre kommen von dir
du kratzt dich am Bauch du hustet kurz
du bewegst die Hängematte aus der Mitte heraus
du schüttest Wasser in dein Glas du trinkst

du versetzt den Stuhl einen Tick nach links
du räusperst dich gehst ins Bad
sagst ein Wort ein zweites lachst

die Geräusche führen mich durch die Hütte wie durch eine Stadt
du zeigst mir Wasser, Bett, die wenigen Treppenstufen

und wenn das Haus alle paar Stunden knackt
parallel zum Rhythmus der runterfallenden Äpfel
schaue ich sofort zu dir


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


 

Kathrin Bach (née en 1988) : Ocre / Ocker

Qui est Kathrin Bach ?


un champ
encore un champ, du foin
des balles de foin
comme si on eût
lancé d’en haut des boules de pétanque

le tracteur qui va toujours rapetissant
scarabée rampant quêtant de l’eau gourd de chaleur,
seul point noir dans une ocre gigantesque
sort rampant du tableau

un jour si sec
que les oiseaux tombent effrités

mon regard
qui clôture reclôture le terrain

rien d’autre qui remue


ein Feld
noch ein Feld, Heu
Heuballen
als hätte jemand
von oben Boulekugeln geworfen

der Traktor der immer kleiner wird
ein nach Wasser kriechender Käfer, hitzestarr,
der einzige schwarze Punk in einem riesigen Ocker
kriecht aus dem Bild

ein Tag so trocken
dass Vögel aus der Luft bröckeln

mein Blick
der das Gelände immer wieder umzäunt

sonst bewegt sich nichts


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


 

Disparue Caraïbe


Cette suite, dont voici une partie, a été écrite
il y a vingt ans
et publiée dans la revue Parasites.

Quand je t’aimais Sirène en mer des Caraïbes
la méduse opaline attifait le corail
en épouvante aux plies goulues de ton soleil
et s’y gavait ma bouche en source d’écriture
foulant aussi les blés à longs pas de bleuets
j’y prenais ma goulée de tendre eau galopante
(en vérité grand bleu : c’est moisson d’onde équestre !)
hippocampe absolu ; pâmoison dans les vagues :
l’un tranchait les épis d’un ciseau de ses jambes
l’autre disait l’orgasme en crissant sur le sable

Dans un désir de pluie je trayais à ma paume
les fleuves les plus bleus et plus soyeux que sang
c’est mer de feu qu’un cœur percutant ses marées
en mes veines tambour et toi qui le battais
tam-tamant dans mon bleu sur la peau de mes eaux
l’écho fusait aux doigts comme étoile bruissante
maculant toutes nuits les jours mal fagotés
en vrac dans ma fournaise : en faisceaux les soleils
canne en pleurs sur haquets en route vers le rhum

Je pommelais pour toi le grand bleu supérieur
mes draps mis à sécher sur des ciels de printemps
froufroutaient au tympan des pluies, oreilles drues
créolées arc-en-ciel (quand ça sourdait du sol
à bonds de sang tel oiseau gourd soudain vivant
hors des taillis) : et mes chevaux d’aller leur amble
écartelé sur l’horizon quelque étoile au frontail
en ferronnière ou œil cyclope et qui mirait
m’Amour nos cœurs couvés dans le nid des pétrels

Et celui qui suçait l’absolu – pain béni ! :
c’est la bouche à manger du soleil, disait-il,
se repaissant aussi des larmes de ses yeux
mieux que de jambon cuit et bière à demi tiède
en auberge ardennaise où fut l’Arthur d’antan,
à l’autre qui vaquait pour b(r)aguette et jaja
pendant qu’il écrivait tête à l’étoile et poignes
pleines de mots dégouttelant des bras levés
haut debout vers janvier ligne de cœur en crue
les pieds tanqués dans le sablon comme échalas
étayant sur le ciel la tomate concrète. 

[…]

Robert Bly (né en 1926) : Roulant vers la rivière du Lac Qui Parle / Driving toward the Lac Qui Parle River”


— I —

Je roule ; le soir tombe ; Minnesota.
Les chaumes captent l’ultime croît de soleil.
Le soja respire de toutes parts.
Des vieux sont assis devant chez eux sur des sièges d’auto
Dans les petites villes. Je suis heureux,
La lune se lève sur les cabanes à dindes.

— II —

Le petit monde de la voiture
Plonge parmi les champs profonds de la nuit,
Sur la route de Willmar à Milan.
Cette solitude couverte de fer
Avance parmi les champs de la nuit
Pénétrés par le bruit des grillons.

— III —

Près de Milan, soudain un petit pont,
De l’eau agenouillée dans le clair de lune.
Dans de petites villes, on construit sans creuser les maisons ;
La lumière des phares s’affale sur l’herbe.
Quand j’arrive à la rivière, la pleine lune la recouvre.
Un groupe parle, bas, dans un bateau.


— I —

I am driving; it is dusk; Minnesota.
The stubble field catches the last growth of sun.
The soybeans are breathing on all sides.
Old men are sitting before their houses on car seats
In the small towns. I am happy,
The moon rising above the turkey sheds.

— II—

The small world of the car
Plunges through the deep fields of the night,
On the road from Willmar to Milan.
This solitude covered with iron
Moves through the fields of night
Penetrated by the noise of crickets.

— III —

Nearly to Milan, suddenly a small bridge,
And water kneeling in the moonlight.
In small towns the houses are built right on the ground;
The lamplight falls on all fours on the grass.
When I reach the river, the full moon covers it.
A few people are talking, low, in a boat.

(in Silence in the Snowy Fields [1962])


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


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