Hölderlin, Friedrich (1770-1843) : Socrate et Alcibiade

Pourquoi toujours à ce jeune homme, saint Socrate,
……Rends-tu honneur ? Ne connais-tu rien de plus grand ?
…………Pourquoi d’un œil énamouré
………………Le regarder comme les dieux ?

Qui pense au plus profond aime le plus vivant ;
……Fleur de l’âge comprend qui regarde le monde,
…………Et à la fin souvent se penchent
………………Les sages sur ce qui est beau.


Warum huldigest du, heiliger Sokrates,
……Diesem Jünglinge stets? kennest du Größers nicht?
…………Warum siehet mit Liebe,
………………Wie auf Götter, dein Aug´ auf ihn?“

Wer das Tiefste gedacht, liebt das Lebendigste,
……Hohe Jugend versteht, wer in die Welt geblickt,
…………Und es neigen die Weisen
………………Oft am Ende zu Schönem sich.


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Mousseline et ses doubles (éd. du Sonneur) est en librairie

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Ce qu’en dit Marc Villemain sur son blog : « [...] une écriture à nulle autre pareille, où les à-coups de la respiration viennent se nicher dans une phrase de grande amplitude, où la justesse du mot et la suggestivité de la syntaxe donnent aux images tous leurs échos, toutes leurs résonances, et où s’entend le rythme ténu mais obsédant d’une gorge qui palpite, d’une voix qui, pour énoncer précisément, n’est jamais loin de trembler. L’écriture romanesque de Lionel-Edouard Martin, dont on sait que la poésie occupe la moitié de l’œuvre, n’aura peut-être jamais été aussi évocatrice ; populaire et savant, d’une composition dont la minutie n’altère jamais l’intensité de personnages très touchants, ce drame de l’amour en témoigne de manière aussi sensible que magistrale. »

Andrea Navagero (1483-1529) : Rocco Siffredi n’a qu’à bien se tenir…

Que fuis-tu donc, oui quoi, saloperie ?
Crains-tu le poids de mon artillerie ?
– Ou me crois-tu, plutôt, trop mal monté,
Trop chichement, pour toi, enquéquetté ?
Non, non, la miss, ne prends pas la tangente,
Car cet engin, à tes yeux maigre rente,
Mou, qui pendouille – un grenier à poussière ! –
Tripote-le de la bonne manière :
Il surgira, crête en chef, de son froc,
Et prendra telle ampleur – raide et duroc
Conjointement – que tu ne croiras pas
Que de moi c’est un bout, mais penseras
Que moi, plutôt, je suis un bout de lui.


Quid nam, pessima, quid fugis puella ?
Nostrae pondera num times columnae ?
An credor potius parum paratus
et parum tibi mentulatus esse.
Ne recte fuge, ne puella, ne ne !
Namque hic, qui tibi tantulus videtur
languens, pendulus atque araneosus,
idem, si digitis parum titilles,
cristatum caput exeret cucullo
tamque amplo pariter tumore crescet,
rectus turgidulusque ut esse nostri
jam pars non videatur hic, sed hujus
me possis potius putare partem.

(in Lusus, LXVI, in Carmina quinque illustrium poetarum [1548])


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle. Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

D'autres textes d'Andrea
Navagero sur ce blog :
D'autres épigrammes obscènes
d'expression latine
de la Renaissance et de l'Antiquité sur ce blog :

Epigrammes votives extraites de l’Anthologie palatine

L'Anthologie palatine est un recueil 
d'épigrammes grecques de l'Antiquité.
Les titres indiqués pour chacune de celles qui suivent 
correspondent au nom de leur auteur.

APOLLONIDAS

Prélevant du rucher la douceur de saison
Cliton le vieil apiculteur t’a fait, ô Pan,
Large libation d’un miel vierge soustrait
Aux rayons parfumés, don du troupeau volant
Sans borne ni berger. Multiplie à foison
Ses essaims, et emplis de nectar mordoré
Les alvéoles – faits de cire – de ses ruches.


ZONAS ( ?)

Cette grenade dont l’écorce se craquèle
Et ce coing duveteux, cette figue ridée
Avec sa queue, son ombilic, et cette grappe
Enivrante et de pourpre, aux grains innumérables,
Cette noix dégagée de son écale verte :
Ces fruits, le jardinier les consacre à Priape,
Dieu des jardins taillé dans un billot de bois,
En offrande rustique et champêtre à la fois.


MUCIUS

À toi Priape qui protèges cette plage,
Pour une prise au creux de leurs solides rets
De maints thons bondissant dans ce golfe aux eaux glauques,
En marque de reconnaissance, des pêcheurs
Ont fait d’humbles présents : une tasse de hêtre,
Un banc dur de bois blanc, une coupe de verre,
Pour que tu puisses délasser après la danse
Ton corps et rafraîchir tes lèvres assoiffées.


PHILIPPE

Une grenade à l’écorce dorée, des figues
À la peau qui se ride, une grappe aux grains roses,
Une pêche odorante au duvet délicat,
Une noix dépassant de son écale verte,
Un concombre soyeux déposé sur ses feuilles,
Et une olive presque mûre en habit d’or :
Lamon le jardinier, Priape, t’en fait don ;
À ses arbres, à lui, donne santé et force.


PHANIAS

Hermès gardien de ce chemin, nous te donnons
Cette grappe de beau raisin, cette portion
D’un onctueux gâteau que l’on cuisit au four,
Une figue bien mûre, une friande olive,
Des parts de tomme ronde, une mesure d’orge,
Des grenades en masse, un verre de vin doux
– Tous mets qui plairaient même à Cypris, ma déesse ;
Et vous, je vous suggère, amis, de sacrifier
Sur le bord du rivage une chèvre aux pieds blancs.


CRINAGORAS

Les roses autrefois fleurissaient au printemps,
Mais au gros de l’hiver nous ouvrons maintenant
Nos calices de pourpre, en sourire à ce jour
De ton anniversaire et du proche hyménée.
Mieux vaut parer le front de la reine d’amour
Que d’attendre un rayon de soleil printanier.


THÉÉTÈTE

– Enfants, soyez heureux ! Quel pays vous vit naître,
Vous qui êtes si beaux, comment vous nomme-t-on ?
– Moi, je suis Nicanor, mon père est Épiorète
Ma mère est Hégéso ; je viens de Macédoine.
– Et moi, je suis Phila, Nicanor est mon frère.
Ces statues de nous deux furent ici placées
À la suite d’un vœu que firent nos parents.


ANTIPHILE

Je suis un coing bien conservé – dirait-on pas
Comme un fruit de saison ? – dans ma première fleur
Et ma jeune pelure, immaculé, bien lisse
Et duveté comme une joue adolescente,
Noué encore à ma native belle branche,
Rare prérogative en ce temps de froidure !
– Mais c’est qu’en ton honneur, ô Suprême déesse,
L’hiver même acquiesce à pareil fruit d’automne.


APOLLONIDAS

Moi, Ménis le pêcheur, je te fais, Diane, don
D’un mulet cuit au gril et d’un goujon du port.
J’ai pour toi de vin pur rempli jusques au bord
Une coupe, et tranché dans ma miche un quignon
– L’offrande est miséreuse, il est vrai, mais pieuse.
Donne-moi – don pour don ! – des nasses toujours pleines
– Car est-il un filet qui point ne t’appartienne ?


PLATON

Moi la fière Laïs qui affolais la Grèce,
Qui avais à ma porte afflux de prétendus,
Je consacre à Vénus mon miroir : car il laisse
Voir celle que je suis, plus celle que je fus.


Ces traductions originales, dues à Lionel-Édouard Martin, relèvent du droit de la propriété intellectuelle. Il est permis de les diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

Jacopo Sannazaro (1458 [?] – 1530) : Tu es trop vieux pour aimer Cassandre / De Cassandra Marchesia

Cesse de décompter les talents de la Belle,
Cesse de remuer des flambeaux bien éteints :
Car à te rappeler cheveux, front, bras et mains,
Toi-même tu construis tes propres tombe et stèle.
Cassandre emplit tes yeux, Cassandre emplit ton cœur,
Cassandre a tous les droits, hélas, sur ton esprit !
– Le caressant Amour nous gangrène sans bruit.
C’est ainsi que l’on œuvre à – même – son malheur.


Desine formosae dotes numerare puellae ;
Desine jam exstinctas sollicitare faces.
Nam dum saepe comas, frontemque, humerosque, manusque
Commemoras ; proprios exstruis ipse rogos.
Dumque oculis Cassandra, animo Cassandra recursat ;
Cassandra heu mentis jus habet omne tuae ;
Blandus Amor tacitis subrepsit in ossa venenis.
Sic sibi vel fatum quilibet esse potest.

(in Epigrammaton liber II, Actii sinceri Sannazarii opera omnia latine scripta nuper edita [1535] p. 69)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


D'autres poèmes, sur ce blog, 
de Jacopo Sannazaro :

Giovanni Antonio Taglietti (Italie, XVIe siècle) : un envoi de violettes / Ad violas a puella missas

Violettes, beau don de l’alme Violaine,
Heureux tribut de mes offices, violettes !
Nourries par Flore errant dans les jardins de Chypre ?
Et par Vénus la belle à coups d’ongles cueillies ?
Mieux que récoltes d’Arabie vous embaumez,
Mais la main qui vous donne est par trop violente
– Oui, violente : elle me sait souffrant d’amour,
Et ses présents sont à l’image de mes peines.
Car, si d’un filet d’or elle vous a liées,
Elle a noué mon cœur de ses cheveux dociles ;
Comme vous, malheureux, je suis pâle ; on vous dit
« Violettes » : ses yeux, tyrans, me violentent.


Formosum o violae, munus Violanthidis almae;
Servitii violae praemia grata mei.
Num vos Idaliis aluit vaga Chloris in hortis,
Unguibus et carpsit Cypria pulchra suis?
Panchaeas grato messes superatis odore:
Sed mihi vos nimium dat violenta manus.
Dat violenta manus, miseri quae conscia amantis,
Munera fert poenis aequiparanda meis.
Namque ut vos molli vinctas circumdedit auro.
Me quoque flexilibus nexuit illa comis.
Estis pallentes, infelix palleo: nomen
Est violae, dominae luminibus violor.

(in Carmina Praestantium Poetarum, Johannes Antonius Taygetus, p. 117  [Brixiae, 1565])


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


D'autres épigrammes, sur ce blog, de la même époque 
et sur le thème de la violette :
Nicolas Bourbon (1503-1550) :
Angelo Poliziano (1454 – 1494) :
Giovanni Pontano (1429-1503) :

Sur le thème de la violette 
dans l'épigramme néolatine
Marcos Ruis Sánchez :

 

 

 

Cornelius Gallus (69 – 26 av. J. C.) : Deux courtes (et charmantes) épigrammes amoureuses

Petite, souris-tu, ton regard étincelle,
Un murmure inconnu palpite sur tes lèvres :
Vite, dénoue ta bouche et donne-moi tes mots !

*

Ta gorge embaume la cannelle,
Tout ton être n’est que délice.
Couvre ton sein, dont m’est supplice
La neige rayonnante et belle !
Vois-moi, cruelle, qui languis :
M’abandonner, mort à demi !


Subrides si, virgo, faces jacularis ocellis,
Et tua nescio quo murmure labra sonant ;
Cur non ora mihi jamdudum in verba resolvis ?

*

Sinus expansa profert cinnarna:
Undique surgunt ex te deliciæ.
Conde papillas, quæ me sauciant
Candore et luxu nivei pectoris.
Sæva, non cernis quantum ego langueo?
Sic me destituis jam semimortuum?


Ces traductions originales, dues à Lionel-Édouard Martin, relèvent du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de les diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


Du même auteur sur ce blog :

Giovanni Pontano (1429-1503) : Malheurs d’amants / De qualitate amantum

Malheur : aimer sans voir jamais ce qu’on désire,
Plus grand malheur : aimer, voir, mais ne pas toucher,
Et comble de malheur : aimer, voir et toucher
Sans toucher comme on veut, et de cela souffrir.
– C’est un homme averti, qui parle, et malheureux.
Qui n’éprouve, au rebours, que des facilités
Est pour sûr un amant de la race des dieux.


Miser, qui amat, videtque quod cupit nunquam ;
magis miser, qui amat videtque, nec tangit ;
miserrimus, qui amat videtque tangitque,
nec tangit, ut vult, nec sibi gerit morem.
Expertus hanc sententiam miser dico.
At cui tot insunt commoda ac facultates,
diis is est profecto amans adaequandus.

(in Parthenopaeus sive Amorum libri duo (1455-58] I, 13)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.


D'autres textes de Pontano sur ce blog :

Nativité cinquante et quelques : articles et recensions

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Petit florilège :
Une certaine part du monde reste source d’émerveillement : il y a du franciscain en Lionel-Edouard Martin, qu’émeut ces petites choses qu’on ne voit plus, ce léger frissonnement de la nature, cette lointaine et ancestrale odeur de terre, de pain et de vin. L’espèce d’incursion médiévale qu’est Nativité cinquante et quelques en apporte une preuve nouvelle : des choses les plus simples on peut écrire la plus grande littérature. (Marc Villemain)


Un récit choral magistral . Martin happe son lectorat dès les premiers mots et distille une petite musique entêtante que l’on pressent très rapidement funeste . (Gildas)


Lionel Edouard Martin excelle à nous plonger dans cette féerie dont il garde assurément la nostalgie, son style à la syntaxe épurée, au vocabulaire ancré dans la terre est une pure merveille dont on ne se lasse pas. (Pierre-Vincent Guitard)


Un roman absolu et de droit divin. (Grégory Mion)


Une écriture floconneuse, qui s’agrippe, se colle sur vous, fondant lentement en myriade de phrases et de mots, cognant vos sens, vos perceptions. Des lexèmes qui vous chavirent, ébranlent vos émotions. Une histoire simpliste qui défile devant vos yeux, pénètrent vos pores, infuse en vous, lentement au rythme d’une errance fleurant le pain chaud, la France rurale, celle des croyances, de la souffrance issue du labeur et de la terre, houée, sillonnée à coup de herse. Lionel-Édouard Martin nous présente une crèche vivante,  une regardure de cette société des années cinquante, une galerie de personnages qui va du rebouteux au médecin de ville plus féru de Balzac que de médication. Un monde en bourrèlement, en évaporation, point par le modernisme, l’isolement et d’où émane un relent de Parque. Cette nativité captivante, surprenante, douloureuse, mortifère, nous plonge au cœur des empiriques, des gentilités en déréliction, que l’homme exhume en cas de désespoir, d’impuissance. (Yggdrasil)


Lionel-Edouard Martin a une écriture gourmande (les pages 45,46 font saliver), une prose bienheureuse, simple mais pas simpliste pour un sou, riche, colorée, sensible. Les racines le retiennent à ce pays. Il y a du Giono, du Fallet, du Chabrol dans cet homme. J’ai lu ce conte en dégustant chaque page, chaque mot jusqu’à une fin que je ne vous dévoilerai pas. Un très, très bon moment de lecture. (Zazy)


Voilà un livre rare et beau. Rare par son thème et sa langue. Beau par sa présentation. Une couverture bleu nuit étoilée et un arbre éclairé comme par la lune. Cet arbre ressemble aussi à des algues sous-marines. Ciel et profondeurs donc. [...] J’ai beaucoup d’admiration pour ce texte. Pour la force d’imagination qu’il révèle. Pour son caractère suggestif et poétique. Pour son style surtout. Sensuel, inventif, souvent proche de l’expression orale. Avec des variations de rythmes. On entendrait presque un accent local. (Anna Potocka)


Un style pur, désossé, il n’y a pas de couenne, pas de gras. C’est une écriture magnifique, c’est superbe. (Lydie Zannini)


Dans Nativité cinquante et quelques, on se promène entre Dickens, Maupassant, Giono et Henri Pourrat. Et dans une nuit de Noël transfigurée. Tous les éléments sont réunis, de l’étoile du berger jusqu’à l’Enfant Jésus en passant par les Rois Mages, la Vierge, l’âne et le bœuf. Mais bien que reconnaissables, ses éléments sont métamorphosés, déplacés et bousculés pour composer une délicate et sombre crèche païenne. On sera également touché par un style de l’auteur que nous connaissions moins. Les longues séquences de L-E. Martin qui savent travailler et penser la langue qu’elles déploient sous nos yeux sont ici digérées en phrases brèves, assénées comme dans le souffle court d’un marcheur pressé qui avance dans la neige. (Fiolof)


C’est en décrivant les faits et gestes coutumiers, puis en esquissant ce qui transparaît des silences et de la vie intérieure de ceux auxquels il s’attache, que Lionel-Édouard Martin parvient à entrer au cœur d’une réalité qui allie simplicité et profondeur. Il le fait avec discrétion et empathie. Le temps d’un roman habité par des êtres qui ne se résignent jamais. (Jacques Josse)


Phrase simple et brillante, auréole jolie qui coiffe ce bon roman – mais on devrait plutôt postposer l’adjectif et écrire « roman bon »  –  car on ne peut se contenter, dans le cas de Nativité cinquante et quelques de réduire l’épithète à l’unique signification de « qui est bien fait ». « Bon » est ici à prendre dans toute sa belle ampleur : « bon » dont les synonymes sont « généreux » et « humain ». Tout gorgé de symboles, cet ouvrage est aussi la géniale dissection des miracles quotidiens ; un regard bienveillant à l’éclat nostalgique posé sur les petites choses et sur les petites gens. Savoureuse est la langue, pétrie avec justesse dans une tendre vigueur ; une langue qui ramène à la terre, qui croque les racines, qui possède la rondeur charnue de la châtaigne mais aussi le piquant de sa bogue. Un livre comme un voyage au bout d’une nuit noire et magnétique comme un aimant, nuit qui semble souveraine mais qui ne parviendra pas cependant à étouffer le triomphe d’une certaine forme de lumière. (Céline Righi)
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