Martial (40-104 ap. J.-C.) : Tout pour les yeux, rien pour l’estomac

Qui est Martial ?

Il y a peu Varus m’invita à dîner :
Onéreux contenants, contenus de disette.
La table supportait plus d’or que de manger,
L’œil était bien servi, mais mal la margoulette.
« Je viens », dis-je, « m’emplir le ventre, pas les yeux,
Varus : passe la briffe, ou gaffe au précieux ! »¹

¹ : Mot à mot : « Passe les plats, ou enlève ton luxe » (comprendre : de peur que je ne parte en emportant ta vaisselle coûteuse). Cette chute vaut avant tout pour l’écho que se font, en latin, les termes « dapes » ( = nourriture, mets) et « opes » ( = ressource, biens, luxe) : j’essaie, dans ma traduction, de rendre le jeu de sonorités. Une autre lecture suggère cette correction : « Aut appone dapes, Vare, vel aufero opes » = « Passe les plats, ou j’embarque ton luxe ». J’espère que ma traduction en rend compte aussi.

Ad cenam nuper Varus me forte vocavit.
__Ornatus, dives; parvula cena fuit.
Auro non dapibus oneratur mensa, ministri
__Apponunt oculis plurima, pauca gulae.
Tunc ego: non oculos, sed ventrem pascere veni,
__Aut appone dapes, Vare, vel aufer opes.

(in Epigrammaton liber IV, 78)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Domitien ne craint pas la neige

Qui est Martial ?

Contexte : Martial, espérant en tirer quelques subsides, ne manque pas de faire fréquemment sa cour à son empereur – en l’occurrence, Domitien –, dont il va, dans cette épigramme, louer la résistance physique : un jour de spectacle au grand air, « César », depuis ses jeunes années (où il avait, d’après Suétone, guerroyé en Gaule et en Germanie [cf. les vers 5 et 6]) habitué à endurer les froids les plus intenses, reste impassible sous la neige qui tombe.

Vois comme densément les floches d’eau muette¹
Tombent sur le visage et l’habit² de César.
Lui n’en veut pas au ciel, et sans bouger la tête,
Se rit des eaux gelées par l’indolent brouillard,
Rompu à décevoir l’étoile de Borée,
Et, les cheveux mouillés, à faire fi du Nord.
Qui joue avec ces eaux sèches¹ dans l’empyrée ?
Ces neiges sont, je crois, celles du dauphin mort³.

¹ : La neige est de l’eau dont la chute n’est pas bruyante… Plutôt que de gloser, je préfère garder l’expression de Martial (aquae tacitae), et la traduire littéralement. Je procède de même au vers 7 : les neiges sont (bel oxymore) des « eaux sèches » (aquae siccae) dans la mesure où, en tombant, elles glissent sans mouiller.
² : On peut comprendre aussi « sur le sein de César ».
³ : Cet enfant, fils unique de Domitien et de sa femme Domitia Longina, né peut-être en 73 ap. J.-C., était mort en 82 ou 83, et avait été divinisé. « Mort » n’est pas dans le texte original : je l’ajoute pour la rime sans nuire au sens, qui n’en est que renforcé. On pourrait aussi traduire le vers par « Ces neiges sont, je crois, au jeune imperator ».

Aspice quam densum tacitarum vellus aquarum
__defluat in voltus Caesaris inque sinus.
Indulget tamen ille Jove, nec vertice moto
__concretas pigro frigore ridet aquas,
sidus Hyperborei solitus lassare Bootae
__et madidis Helicen dissimulare comis.
Quis siccis lascivit aquis et ab aethere ludit?
__Suspicor has pueri Caesaris esse nives.

(in Epigrammaton liber IV, 3)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Phébus et les garçons

Qui est Martial ?

Tu dors avec, Phébus, des garçons bien pourvus :
Et ce qu’ils ont de dur, de dur tu ne l’as plus.
Dis-moi : que voudrais-tu, Phébus, que je suppose ?
Je t’aurais volontiers cru sensible du prose,
Mais d’après la rumeur, tu n’emploies pas ton cul¹.

¹ : Le latin dit « La rumeur nie que tu sois homosexuel passif ( = cinaedus) ». Si le dénommé Phébus ne peut pas (cf. vers 2) être actif, il faut comprendre que, dans ses pratiques, il se sert de sa bouche : qu’il est donc « fellator » – ce qui, dans le système de leurs représentations sociales de la sexualité, est pour les Romains la pire infamie qu’un homme puisse commettre.

Dormis cum pueris mutuniatis,
et non stat tibi, Phoebe, quod stat illis.
Quid vis me, rogo, Phoebe, suspicari?
Mollem credere te virum volebam,
sed rumor negat esse te cinaedum.

(in Epigrammaton liber III, 73)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Pudeur et poésie

Qui est Martial ?

Tu rosis de pudeur toutes tes épigrammes,
Et « bite » dans tes vers n’est point mot qui se clame :
Je t’admire, bravo ! nul n’est plus saint que toi,
Quand chez moi, toute page a le stupre pour loi !
– Car je veux pour lecteurs jeune fripouille, fille
Facile et de ces vieux que leur amour houspille :
Tandis que, Cosconus, tes mots polis et saints,
Te donnent pour lecteurs oies blanches et poussins.


Omnia quod scribis castis epigrammata verbis
__inque tuis nulla est mentula carminibus,
admiror, laudo; nihil est te sanctius uno:
__at mea luxuria pagina nulla vacat.
Haec igitur nequam juvenes facilesque puellae,
__haec senior, sed quem torquet amica, legat:
at tua, Cosconi, venerandaque sanctaque verba
__a pueris debent virginibusque legi.

(in Epigrammaton liber III, 69)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Manger ou lire

Qui est Martial ?

Tu ne pries à dîner que pour cette raison :
Lire, Ligurinus, tes vers de mirliton.
Je me suis déchaussé¹ : voici que l’on apporte
Un livre épais, flanquant laitues et sauce forte.
On attend les entrées : second livre de vers,
Maintenant le troisième – et tardent les desserts.
Tu lis le quatrième, et le cinquième ensuite :
À tant m’en resservir, je boude ta marmite².
Fourgue-moi tes fléaux à des vendeurs d’anchois³
Ou tu vas dîner seul, Ligurinus, chez toi.

¹ : C’était l’habitude, chez les Romains, que de se déchausser avant de dîner.
² : Le latin dit, peut-être proverbialement : « Putidus est [aper], totiens si mihi ponis aprum » = On se lasse de sanglier (mets, au goût des Romains, des plus estimés), si chaque fois on en sert.
³ : Je traduis par « fléaux » les « scelerata poemata » de Martial = tes poèmes criminels, que tu fais subir en châtiments. Martial enjoint à Ligurinus de donner à des marchands de poissons (de « scombri » = maquereaux) ses livres de poèmes, afin qu’ils en utilisent le papier pour envelopper leur marchandise.

Haec tibi, non alia, est ad cenam causa vocandi,
___versiculos recites ut, Ligurine, tuos.
Deposui soleas, adfertur protinus ingens
___inter lactucas oxygarumque liber:
alter perlegitur, dum fercula prima morantur:
___tertius est, nec adhuc mensa secunda venit:
et quartum recitas et quintum denique librum.
___Putidus est, totiens si mihi ponis aprum.
Quod si non scombris scelerata poemata donas,
___cenabis solus jam, Ligurine, domi.

(in Epigrammaton liber III, 50)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : La charrette de Bassus

Qui est Martial ?

On trouve ici, par Constant Dubos (1768-1845),
une autre traduction en vers de cette même épigramme.
Elle est assez typique de l’exercice scolaire appelé amplification

À la porte Capène¹ où l’eau tombe à foison,
Où le fer de Cybèle est lavé dans l’Almon¹,
Là où verdit le champ consacré des Horaces¹,
Où le petit Hercule a son temple vivace¹,
Bassus traînait, Faustin, à pleine cargaison
Tout ce que peut produire un domaine fécond.
Ah, tu aurais vu ça ! Choux de noble lignée,
Ciboulette, poireau², laitue ample et pommée²,
Bette point inutile au ventre fainéant ;
Grives grasses liées en chapelet pesant,
Un lièvre mâchuré par les crocs d’une lice,
Et un cochon de lait sans fève pour nourrice².
Le coureur³ n’allait pas devant le char, oiseux,
Mais portait dans du foin, bien protégés, des œufs.
‒ Bassus allait à Rome ?
______________________‒ Eh non : à la campagne.

¹ : La porte Capène, par où on sortait de Rome pour se rendre à Capoue. Elle supportait un aqueduc qui, à l’époque de Martial, n’était plus étanche (un autre auteur, Juvénal, parle de « madida Capena », « porte Capène imbibée d’eau »). L’Almon était un ruisseau qui se jetait dans le Tibre ; une fois l’an, on y lavait, au cours d’une fête, les instruments liés au culte de Cybèle. Le champ consacré des Horaces était supposé celui du combat mythique des Horaces et des Curiaces. Le temple du « petit Hercule » (à moins qu’il ne faille comprendre « Le petit temple d’Hercule » était ainsi nommé pour le distinguer des deux autres temples de Rome consacrés au même dieu.
² : Ciboulette et poireau portent le même nom, en latin (Martial parle « des deux variétés de poireaux »), la première est le « porrum sectivum », le second est le « porrum capitatum ». La « lectuca sessilis » est celle qui s’étale en pommant, sans monter en tige. Le cochon de lait, quant à lui, est un porcelet pas encore sevré, et qui n’est donc pas nourri de fèves.
³ : Le coureur (« cursor ») était un esclave qui précédait litière et attelage, afin de dégager la rue. Il avait d’ordinaire les mains libres (« feriatus »), pour pouvoir mieux exercer sa fonction.

Capena grandi porta qua pluit gutta
Phrygiumque Matris Almo qua lavat ferrum,
Horatiorum qua viret sacer campus
Et qua pusilli fervet Herculis fanum,
Faustine, plena Bassus ibat in raeda,
Omnis beati copias trahens ruris.
Illic videres frutice nobili caules
Et utrumque porrum sessilesque lactucas
Pigroque ventri non inutiles betas;
Illic coronam pinguibus gravem turdis
Leporemque laesum Gallici canis dente
Nondumque victa lacteum faba porcum.
Nec feriatus ibat ante carrucam,
Sed tuta faeno cursor ova portabat.
Urbem petebat Bassus? immo rus ibat.

(in Epigrammaton liber V, 47)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Vaine coquetterie d’homme

Qui est Martial ?

Tu joues, les cheveux teints, Létinus, au galant,
Rendu soudain corbeau, mais cygne il n’y a guère.
Tous ne s’y trompent pas : la Mort¹ sait ton poil blanc,
Elle t’enlèvera ton masque capillaire.

¹ : Proserpine, dit Martial, reine des Enfers.

Marot a donné de cette épigramme cette interprétation que je trouve bien troussée : 


Mentiris juvenem tinctis, Laetine, capillis,
___Tam subito corvus, qui modo cycnus eras.
Non omnes fallis; scit te Proserpina canum:
___Personam capiti detrahet illa tuo.

(in Epigrammaton liber III, 43)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Il y a figue et figue…

Qui est Martial ?

Contexte : Un certain Cécilien reprend Martial, qui dit « ficus » là où il faudrait dire, selon lui, « ficos ». Mais pour Martial, s’il s’agit de quasi homophones, les sens sont bien différents, le premier signifiant « figues = fruits du figuier », le second « hémorroïdes ». Martial de confirmer qu’il emploiera « ficus » (accusatif pluriel de la quatrième déclinaison) pour parler des figues que produisent les figuiers, et « ficos » (accusatif pluriel de la deuxième déclinaison) quand il s’agira de ce qui pousse ailleurs, et par quoi Cécilien semble concerné.
Maintenant : comment rendre ça en français ?
Je propose, à défaut de pouvoir traduire littéralement le jeu de mot original, les deux adaptations suivantes (la première est plus proche du latin, sachant qu’un fic est une sorte de grosse verrue) :

1 – Tu ris, car j’ai dit fic : « quel mot de mal instruit ! »
Et veux, Cécilien, que je prononce figue.
Je prononcerai figue en évoquant le fruit,
Mais prononcerai fic en évoquant tézigue.

2 – Tu ris : « Tu dis vérole, espèce d’Ostrogoth ! »
Et veux, Cécilien, que je dise virole :
Oui, je dirai virole en parlant de couteau,
Mais pour parler de toi : non, je dirai vérole.


Cum dixi ficus, rides quasi barbara verba,
___Et dici ficos, Caeciliane, jubes.
Dicemus ficus, quas scimus in arbore nasci:
___Dicemus ficos, Caeciliane, tuas.

(in Epigrammaton liber I, 65)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Les étrennes de Martial

Qui est Martial ?

Pour étrennes¹, Umber, tu m’as fait le présent
De tout ce que l’on t’a offert cette semaine¹ :
Deux lots de six carnets, un de sept cure-dents ;
Nappe, éponge, godet¹, sont venus à leur traîne,
Fèves (un demi-muid), olives (un panier),
Vin cuit de Tarragone (un cruchon noir de lie)²,
Canoniques pruneaux², petits fruits de figuier²,
Et pot pesant son poids de figues de Libye :
Tous ces présents ‒ valant, crois-je, à peine cent sous ‒
Livrés par un octet de Syriens immenses…
Qu’il eût été plus simple ‒ et moins tuant, du coup ‒,
De n’envoyer qu’un gars redorer mes finances³.

¹ : Mot à mot « à l’occasion des Saturnales », qui, au temps de Martial, duraient cinq jours (je traduis par « une semaine »). On trouve sur le site d’Arrête ton char un excellent résumé (dans des traductions parfois un peu surannées) des activités qui s’y pratiquaient, dont les échanges de cadeaux d’une valeur, parfois, très discutable. Umber est accusé par Martial de lui donner pour présents ce qu’à lui-même on a offert et dont il se défait.
² : Les vins d’Espagne étaient, dans l’Antiquité, déjà renommés, à l’exception de ceux de l’actuelle Catalogne, réputés épais et d’une couleur peu engageante. Les « canoniques pruneaux » sont littéralement « chenus » : il en va de pruneaux obtenus par dessiccation. Quant aux « petits fruits de figuier » (coctana ou cottona), il s’agit d’une variété petite de figues, produite en Syrie.
³ : Je prends ici, tout en conservant bien sûr le sens, quelque liberté avec le mot à mot de Martial, qui aurait préféré qu’un « gars » ( = un jeune esclave) lui apportât cinq livres (pondera) d’argent en cadeau…

Omnia misisti mihi Saturnalibus, Umber,
munera, contulerant quae tibi quinque dies:
bis senos triplices et dentiscalpia septem;
his comes accessit spongea, mappa, calix,
semodiusque fabae cum vimine Picenarum
et Laletanae nigra lagona sapae;
parvaque cum canis uenerunt coctana prunis
et Libycae fici pondere testa gravis.
Vix puto triginta nummorum tota fuisse
munera, quae grandes octo tulere Syri.
Quanto commodius nullo mihi ferre labore
argenti potuit pondera quinque puer!

(in Epigrammaton liber VII, 53)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.

 

Martial (40-104 ap. J.-C.) : Manger selon sa bourse

Qui est Martial ?

Un sanglier pillait le gland tusque, engraissé
De maint chêne ‒ on eût dit la Bête d’Étolie !
Éclat d’un coup d’épieu : l’ami Droit l’a percé,
Près de mon âtre gît ce gibier qu’on m’envie.
Ah, l’opulent chez moi, gras fumets de cuisson,
Odeurs de bois de crête¹ et de festive liche !
‒ Mais le queux va vouloir le poivrer² à foison,
Le mouiller de falerne³ et de garum³ pour riche !
Mon feu n’est pas pour toi, repars chez qui t’a pris,
Ruineux sanglier : j’ai faim à plus bas prix.

¹ le bois de montagne, supposé de meilleure qualité.
² le poivre était, dans l’Antiquité comme au Moyen âge (d’où l’expression « cher comme poivre ») une épice très coûteuse. 
³ le falerne était un des crus les plus fameux, et des plus onéreux, de l’Antiquité romaine. Le garum, quant à lui, était une sauce très prisée des Romains, à base de poissons fermentés dans de la saumure (cf. l’actuel nuocmâm). Il en existait diverses qualités

Tuscae glandis aper populator et ilice multa
__Jam piger, Aetolae fama secunda ferae,
Quem meus intravit splendenti cuspide Dexter,
__Praeda jacet nostris invidiosa focis:
Pinguescant madido laeti nidore penates
__Flagret et exciso festa culina jugo.
Sed cocus ingentem piperis consumet acervum
__Addet et arcano mixta Falerna garo:
Ad dominum redeas, noster te non capit ignis,
__Conturbator aper: vilius esurio.

(in Epigrammaton liber VII, 27)


Cette traduction originale, due à Lionel-Édouard Martin, relève du droit de la propriété intellectuelle.  Il est permis de la diffuser, à la condition expresse que le nom du traducteur soit clairement indiqué.